Les usagers de la route, les conducteurs d’autobus scolaires ainsi que les écoliers et leurs parents sont invités à faire preuve de prudence en présence d’autobus scolaires, en zone scolaire et dans les cours d’école du 30 janvier au 10 février.
«La sécurité sur les routes, c’est avant tout une responsabilité partagée», affirme le président de l’ATEQ, Gaston Lemay.
Pour cette 24e édition, l’association souhaite responsabiliser les quelque 563 000 élèves de la province qui utilisent les transports scolaires à leur propre sécurité. Pour ce faire, ils ont lancé le livre Sam et Bloup jouent aux savants de la collection Bubusse.
Totalisant 12 pages, cet outil sensibilise les jeunes aux règles de sécurité. Il contient aussi des jeux amusants pour les enfants afin de vérifier leurs connaissances.
Plus de 37 000 exemplaires en français et 4000 en anglais ont été distribués dans les écoles de la province.
Un guide d’activités à réaliser en classe a été remis aux enseignants (es) du préscolaire et primaire afin d’éduquer leurs élèves à la sécurité routière.
Les parents ont aussi reçu un dépliant éducatif pour leur faire prendre connaissance des consignes de sécurité. «Les parents sont le plus grand danger pour les écoliers. Ils ne prennent pas tous des précautions lorsqu’ils viennent chercher leurs enfants à l’école», explique M. Lemay.
Un message assimilé
Au fil des ans, le bilan des accidents liés au transport scolaire ne cesse de s’améliorer. Depuis 1986, il n'y a eu aucun décès à bord d'un autobus scolaire et personne n'a été heurtée mortellement durant un déplacement depuis 2006. «On constate une amélioration de 24% en 2010 comparé à l’année précédente», explique Sylvie Lemieux de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
Selon elle, les raisons sont nombreuses. Les modifications apportées aux autobus au cours des dernières années pour augmenter leur visibilité sont l’un des facteurs.
Mais, un trop grand nombre d’infractions relatives au transport scolaire est encore dénombré. On estime au Québec qu’entre 800 et 1000 constats d’infraction sont remis pour des délits tels que le non-respect d’un arrêt obligatoire en présence d’un autobus et la vitesse dans les zones scolaires.
D’où l’importance pour l’ATEQ de répéter chaque année ses messages de sensibilisation. Car, comme le spécifie Mme Lemieux, «chaque accident est un accident de trop.»
Membre du Groupe Québec Hebdo
