Parti conservateur du Québec: liberté et responsabilité individuelle comme leitmotiv

Véronique
Véronique Demers
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S’il survenait bientôt des élections provinciales, une quinzaine de candidats pourraient se présenter sous la bannière du Parti conservateur du Québec (PCQ), né de ses cendres en janvier dernier.

«On veut changer les choses, mais ça va prendre du courage politique», estime le chef du Parti conservateur du Québec, Luc Harvey. (Photo Véronique Demers)

Outre le chef de la formation politique, Luc Harvey (Lévis), Daniel Petit (Charlesbourg), Daniel Brisson (Vanier) et Sylvie Gagné (Portneuf) comptent parmi les autres candidats du PCQ de la région de Québec.

Ayant existé entre 1867 et 1936, la formation politique a été relancée en 2009 par Serge Fontaine, puis achetée en 2012 par Luc Harvey et son équipe pour le prix des dettes du parti avoisinant les 2000$. L’ex-député fédéral conservateur dans Louis-Hébert (2006-2008) a été soutenu par Daniel Petit dans son initiative.

Animé du désir de faire un «grand ménage à tous les niveaux», Luc Harvey a pris les rênes de la formation politique pour valoriser les idées de droite, tout en s’appuyant sur la liberté et la responsabilité individuelle comme leitmotiv.

«On n’est pas un parti politique de droite religieuse. Ce genre de parti gagnerait seulement quelques votes. En même temps, j’aime mieux être ami avec un religieux qu’avec un gars comme Tony Accurso», ajoute-t-il.

Pédophiles et réhabilitation

Luc Harvey souhaite la mise en place d’un registre des pédophiles au Québec. «J’aimerais savoir si mon voisin a fait quelque chose, par exemple. Un cyberprédateur est déjà venu m’intimider jusque dans ma cuisine pour une de mes filles, qui a le même âge qu’aurait Cédrika Provencher. C’est facile de dire aux autres de rester zen, mais quand ça arrive dans ta famille, ce n’est pas drôle», relate-t-il.

Le chef du PCQ dénonce aussi la décision en 1995 du ministre de la Justice de l’époque, Serge Ménard, de faire cesser la réhabilitation dans les pénitenciers du Québec pour les peines de deux ans moins un jour. «Le criminel entre et sort de prison, sans réhabilitation, contrairement aux pénitenciers fédéraux. C’est révoltant!», lance-t-il.

«On ne sait plus où va l’argent. Un immense ménage doit être fait à tous les niveaux»

Bons d’éducation

En matière d’éducation, le PCQ souhaiterait la disparition des commissions scolaires pour «diminuer la paperasse et mise sur l’enseignement avant tout». Luc Harvey mise sur le principe de l’école subventionnée pour tous jusqu’à l’université.

«Au lieu de subventionner l’école, ce serait l’étudiant. Il aurait des bons d’éducation que les parents utiliseraient exclusivement dans ce domaine-là. Le chèque scolaire serait classé par étudiant. Ça couvrirait 100% des frais. C’est comme si toutes les écoles du Québec devenaient privées», résume-t-il.

Débats nationaux

Le PCQ refuse de se prononcer sur le mariage gai, la peine de mort ou l’avortement, reléguant ces débats au niveau du Parti conservateur du Canada, avec qui il partage toutefois plusieurs points en commun dont l’appui au projet de loi C-10 en matière de justice.

«D’un autre côté, si nous revenons à la valeur de liberté que nous prônons, je me verrais mal d’empêcher une femme d’avorter. Elle est libre, mais pour moi, ça va toujours rester un constat d’échec», conclut-il.

Groupe Québec Hebdo.

Parti conservateur du Québec

Près de 400 membres

Fondé en 2009 par Serge Fontaine

Relancé en janvier 2012 par Luc Harvey et son équipe

Organisations: Vanier, Parti conservateur du Canada, Groupe Québec Hebdo.Parti conservateur du QuébecPrès

Lieux géographiques: Région de Québec, Lévis, Charlesbourg Portneuf

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  • Pierre Lanctôt
    02 mai 2012 - 05:55

    SI c'est pour être au service de l'oligarchie(empire Desmarais et l'empire Québécor) qui présentement gouverne le Québec et bien nou merci avec ces idées faschistes. Un agenda entièrement orienté tout à la fois à la satisfaction des besoins en santé, en éducation, en environnement, en transport, en alimentation, en habitation ainsi qu’à la mise en valeur maximale de toutes les richesses en ressources naturelles et en solidarité fiscale pour répondre à ces attentes. À toute fin pratique, un agenda fondé et défini par les besoins et les attentes du peuple, fondement de toute démocratie. En d‘autres mots l’agenda d’un gouvernement, élu par le peuple pour assurer la gérance de l’État en fonction des exigences du Bien commun. Mais voilà que tout n’est pas aussi limpide et transparent. Je termine présentement la lecture d’un livre que tous les Québécois et Québécoises devraient lire. Ceux et celles qui fréquentent assidument Vigile.net en auront lu plusieurs extraits. Il s’agit du dernier né de Richard Le Hir, « Desmarais, La dépossession tranquille » (2012). Ce qu’on y découvre c’est que l’agenda de nos gouvernants ne s’appuie plus sur les impératifs du bien commun, mais sur les intérêts de cette super puissance financière aux mille tentacules et dont le nom qui en couvre toute la réalité est nul autre que Paul Desmarais, père. On y découvre que le glissement progressif de nos richesses et de nos sociétés d’État vers le privé est subtilement planifié et exécuté par des acteurs et actrices aux doubles visages qui ont pris place aux endroits les plus stratégiques et décisionnels de l’État et de ses Sociétés. On y découvre également, à travers ces mouvements, que le peuple y perd au change et que les déficits accumulés lui sont refilés par le moyen de coupures dans les services et par l’augmentation des coûts dans certains autres, comme c’est actuellement le cas avec la hausse des frais de scolarité. Nous réalisons que nos gouvernements ne font pas de la gérance des biens du peuple pour le peuple, mais, plutôt, de la « régence » de ces biens en fonction des intérêts de cette super puissance financière. Cette réalité n’est plus une vision de l’esprit, inspirée par des idéologies de gauche ou des suppositions d’esprits en mal de publicité, mais elle surgit de faits bi

  • FredericL
    01 mai 2012 - 13:25

    Je me reconnais dans ce que M. Harvey dit dans cet article. Et je me reconnais de plus en plus dans ce parti. Ils pourraient bien avoir mon vote si un candidat se présente dans mon comté. Je ne veux plus rien savoir des opportunistes adéquistes qui ont vendu le seul parti défendant ses idées pour un sondage. Il faudra s'attendre aussi à ce que ce parti soit la cible des attaques vicieuses des médias et surtout de l'élite journalistique de Montréal entre autre au fur et à mesure que ce parti prendra de l 'ampleur. Car oui je crois qu'il est promu à un brillant avenir avec le vide laissé par l'ADQ. Si ce parti se débarrasse de ses radicaux et des religieux il pourrait aller loin. L'ADQ est morte, vive la vraie droite !