«Je ne pars pas comme favori. Mme Maltais a apporté beaucoup à la politique, mais malgré cette contribution-là, il faudra livrer bataille. Si on veut former un gouvernement, ça nous prend ce comté-là. Au niveau de la culture, technologie, c’est névralgique», souligne le blogueur travaillant en Basse-Ville de Québec.
La circonscription de Taschereau regorge d’artistes et d’organismes culturels. Aussi, Mario Asselin croit que les liens entre le milieu de l’éducation et le milieu artistique auraient tout avantage à être resserrés.
«Il faut que ce soit plus qu’une histoire de consommation. Il faudrait voir plus d’artistes dans les écoles, et engager les jeunes dans le processus artistique, ou revenir sur l’activité en la mettant en contexte. Par exemple, le Carrefour international de théâtre met-t-il à contribution les écoles du quartier?», questionne-t-il.
Le candidat caquiste note que les intervenants et les organismes de quartier qu’il visite sont plus politisés qu’il ne croyait. «On est en mode écoute. Je suis surpris de voir que c’est beaucoup plus facile de parler de politique aux gens que je pensais», remarque-t-il.
M. Asselin peut compter sur une douzaine de militants bénévoles pour l’épauler dans son travail. Ceux-ci ont été formés notamment lors du congrès de fondation de la Coalition avenir Québec (CAQ), à Victoriaville.
Écoles autonomes
Interrogée plus tôt au sujet de son futur adversaire aux prochaines élections, Agnès Maltais a affirmé que M. Asselin «a exercé une bonne partie de sa carrière dans les écoles du secteur privé, qui n’a pas été au diapason des besoins des gens».
Après avoir été directeur d’une école privée jusqu’en 2005, Mario Asselin travaille désormais beaucoup en collaboration avec le secteur public. Le candidat caquiste souhaite d’ailleurs défendre avec vigueur l’idée du programme de la CAQ de transformer les commissions scolaires en centres de services régionaux, soit 30 francophones et 9 anglophones.
«Mme Maltais a apporté beaucoup à la politique. Si on veut former un gouvernement, ça nous prend ce comté-là. Au niveau de la culture, technologie, c’est névralgique. C’est un bon "timing" pour que Mme Maltais fasse autre chose.» -
«Il n’y aurait plus d’élections scolaires, plus de commissaires. Le pouvoir se ferait dans l’école, près de l’action. Il y aurait toujours un palier entre le ministère [de l’Éducation] et les écoles, mais il serait réduit à des centres de services. Les écoles pourraient faire appel aux centres de services pour mettre en commun, par exemple, les services de la paie et du transport», détaille-t-il.
Le fait de donner plus de pouvoir aux écoles permettrait, selon M. Asselin, de leur donner une couleur locale, répondant aux besoins de la communauté. «Une école pourrait offrir des cours d’art, pour répondre à la demande, et sans avoir à demander à la commission scolaire. Il y aurait plus de flexibilité», croit-il.
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Groupe Québec Hebdo.

