Prévention du suicide chez les jeunes

Véronique
Véronique Demers
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Un nouveau programme pour les 12 à 18 ans

Alors que plusieurs ressources existent pour les adultes en détresse aux prises avec des idées suicidaires, un manque s’est révélé chez les jeunes de 12 à 18 ans. Le Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ) a eu l’idée de lancer le programme SILAR jeunesse.

Jean-Simon Deschênes, jeune avocat de Québec, souligne l’importance d’avoir une écoute attentive auprès des gens dans la détresse. (Photo Véronique Demers)

«Ça découle du programme SILAR pour adultes, qui existe depuis 2006. On s’est rendu compte qu’il n’y avait aucun service offert à Québec pour ce groupe d’âge. À la sortie de l’hôpital, les jeunes pourront recevoir un suivi intensif par des cliniciens, que ce soit à domicile ou dans un bureau. Il y a aussi des relances téléphoniques. Le nombre de rencontres variera selon les besoins du jeune», détaille Sylvie Nadeau, directrice générale du CPSQ.

Objectif de 10 000$

Les Jeunes Philanthropes de Québec espèrent amasser 10 000$ au profit de SILAR Jeunesse lors de leur cocktail en mai, dont le lieu reste à déterminer. Une portion de ce montant sera versée dans le fonds de dotation, tandis que l’autre portion servira à appuyer SILAR jeunesse.

«On pense attirer près de 300 personnes lors du cocktail. La philanthropie, ce n’est pas juste donner de l’argent, mais aussi du temps. «C’est une valeur qu’on veut transmettre en fonction des capacités de chacun», souligne Jean-Simon Deschênes, avocat résidant dans le quartier Saint-Sacrement.

En 2010, plus de 20 000 personnes dans la région de Québec ont demandé de l’aide

Santé mentale

En 2010, plus de 20 000 personnes ont demandé de l’aide dans la région de Québec, que ce soit les personnes en grande détresse ou leurs proches. En 1984, l’avocat de Québec a été touché personnellement dans sa famille; sa mère s’est suicidée alors qu’il n’était âgé que de 7 ans.

«J’étais plus ou moins conscient de la réalité… La santé mentale peut toucher tout le monde, à différents degrés. Il ne faut plus que ce soit tabou. Lorsqu’on fait les suivis nécessaires, ça a un impact. Si on avait pris le temps d’écouter ma mère, elle serait peut-être là encore aujourd’hui. Je crois que le Centre (de prévention du suicide) peut avoir un impact significatif», conclut M. Deschênes.

Groupe Québec Hebdo.

En cas de détresse: 1 866 APPELLE (277-3553). Les détails du cocktail-bénéfice seront donnés sur le site web des Jeunes Philanthropes de Québec: www.jeunesphilanthropes.com

Organisations: Groupe d’âge, Groupe Québec Hebdo.En

Lieux géographiques: Région de Québec, Quartier Saint-Sacrement

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