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Dans la ruche du Cirque du Soleil

Emmanuelle Lephan lors de l’essayage de son costume de Cybereen.(Photo Héloïse Kermarrec)

Emmanuelle Lephan lors de l’essayage de son costume de Cybereen.(Photo Héloïse Kermarrec)

Publié le 13 Juin 2012
Publié le 13 Juin 2012
Héloïse Kermarrec  RSS Feed

À quelques jours de la première de la Frontière de pixels, le quatrième chapitre des Chemins Invisibles du Cirque du Soleil, visite dans les coulisses de la compagnie.

Sujets :
Cirque du Soleil , Frontière , Québec Hebdo , Autoroute Dufferin-Montmorency , Québec

Sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, tout le monde s’active. Sur la scène offrant une zone de jeu à 130°, ils sont 38 artistes à s’entraîner sans relâche. Trampolinistes, contorsionnistes, acrobates sanglés dans les airs et danseurs côtoient des BMX ou encore des rollerblades. Chapeautés par la metteure en scène et la chorégraphe, ils répètent inlassablement les mêmes mouvements sur quelques notes de musique.

Un peu plus loin dans les hangars, les petites mains du Cirque du Soleil confectionnent avec soin leurs 72 costumes. Ici une manche est ajustée, là on réalise une dernière couture sur une cape ou une prothèse de bras tentaculaire. Tout est fait avec précision, pour offrir le maximum de confort aux artistes lors du spectacle. Emmanuelle Lephan est justement à l’essayage. La jeune femme interprète Cybereen, reine colorée d’une communauté nomade circus freak, et elle semble à l’aise dans ses bouts de tissus.

De l’autre côté de l’écran

Si la plupart des costumes semblent tout droit sortis du futur, c’est parce que la Frontière de pixels va entraîner un petit enfant accro au monde virtuel, sans contact avec les gens, dans une traversée de l’écran vers le cyberespace. L’enfant est jouée par Andrew Bollinger, 11 ans, fils du directeur artistique du cirque et véritable enfant de la balle.

À ses côtés, Karl L’Écuyer se glisse dans la peau de Ludite, un personnage diamétralement opposé. Le trampoliniste de formation campe un anti-technologie. L’homme refuse l’utilisation des nouvelles technologies, leur préférant les boussoles ou la dactylographie. «J’apporte de l’humanité dans cette histoire, j’essaie d’empêcher le petit garçon d’être un peu plus aspiré par tous les écrans», raconte Karl. «Mais le monde cybernétique va aussi m’ouvrir et me montrer que l’on peut se servir des technologies à bon escient.»

Cette recherche du juste milieu entre nouveauté et tradition est donc une histoire très actuelle, qui veut dépeindre comment internet a changé la société mais surtout sortir les gens de l’isolement des écrans pour être ensemble.

La Frontière de pixels sera jouée du 23 juin au 1er septembre, du mardi au samedi, ainsi que le 24 juin. L’événement débutera à 21 h 30 en juin et en juillet et à 21 h en août. 3500 personnes sont attendues en moyenne par soir de représentation et, nouveauté cette année, les enfants bénéficieront d’un gradin réservé.

Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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