Dans chacune des villes où il passe, l’artiste demande que des jeunes de 10 à 15 ans, sensibles à la musique et issus de milieux populaires, soient associés à son spectacle. «Pour lui c’est important que ce ne soit pas une chorale déjà existante et structurée», explique Lucie Tremblay, de 3E, qui présente ce spectacle.
L’organisation Jeunes musiciens du monde, dont la mission est justement de contribuer à l’épanouissement des jeunes de milieux populaires en développant des écoles de musique gratuites, s’est vite imposée. Amélie, Laurane, David, Dakota Fleur, Steeven, Vincent font partie du groupe des chanceux tirés au sort qui rencontreront l’artiste. Depuis deux semaines déjà, ils répètent les paroles du refrain et pratiquent les pas de danse dans les locaux du Patro Laval où ils ont l’habitude de se retrouver pour apprendre la musique.
«C’est comme un conte de fées ! Nos jeunes vont s’en rappeler toute leur vie», s’exclame Blaise Fortier, cofondateur de Jeunes musiciens du monde, qui est lui-même ému et fébrile à l’approche du spectacle. «Cela nous permet de concrétiser la mission de l’école.»
La directrice de l’école, Sophie Pomerleau, vit aussi un rêve. Elle qui écoutait Roger Waters dans son adolescence sera là pour guider les enfants lors de la chanson, mais cachée dans la fosse des musiciens.
D’ici le 21 juillet, les jeunes vont continuer de se pratiquer jusqu’à l’ultime répétition avec Roger Waters lui-même, dans l’après-midi du spectacle, avant de s’exécuter devant une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

