«Le statut de zone touristique, c’est renouvelable et à confirmer. On n’a pas d’objectif précis à atteindre, mais on compte capitaliser davantage sur la présence sur Cirque du Soleil», indique Stéphane Sabourin, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Centre-ville de Québec Nouvo Saint-Roch.
UnanimitéCertains commerces font des affaires aussi bonnes ou plus qu’en 2008, en dépit de la météo plutôt changeante durant la période estivale. Tous les commerçants que le Québec Express a interrogés se montrent unanimes quant à la croissance économique du quartier.
Alain Dubé, propriétaire du Café AGGA et président de la SDC Centre-ville, affirme qu’il n’a pas connu de baisse par rapport à l’année du 400e. «Ça a été même mieux. On a attiré les banlieusards qui ont appris à s’approprier le centre-ville. (…) On se bat avec une étiquette de milieu défavorisé, mais les gens viennent et sont surpris de voir que c’est mieux entretenu et retapé. En 10 ans, j’ai procédé trois fois à des rénovations», informe-t-il.
Robert Brochu, propriétaire de Mo Taverne urbaine et du Pub Edward, a connu un achalandage très positif. «Mes heures d'affaires n'ont pas changé. On a seulement prolongé un peu nos heures de cuisine, en se fiant aux commandes et aux gens qui revenaient du spectacle. Si on se compare au Colisée de Québec, on se situerait au niveau du parterre pour ce qui est du Moulin à images, l'exposition Bodies et le Cirque du Soleil», illustre-t-il.
Le propriétaire des Bossus, Simon Brosseau, a noté une augmentation de 10% dans son restaurant. «Cette augmentation est attribuable en partie aux spectacles, mais ce n'est pas juste ça; on est en constante augmentation, notamment le midi avec la clientèle des travailleurs», note le restaurateur, également vice-président de la SDC Centre-ville Nouvo Saint-Roch.
Le propriétaire de la succursale Ashton sur la rue Saint-Joseph note lui aussi une augmentation de 10% à 12% par rapport à 2008. «Mais avant 2008, pendant l'année où on a enlevé le toit du mail, j'ai perdu 20% de mon chiffre d'affaires. Depuis l'an dernier, ça n'a fait qu'augmenter. Avec le spectacle des Chemins invisibles devant notre porte, c'est sûr que ça nous a aidé. On voit de plus en plus de touristes qu'avant. Notre clientèle s'est élargie», résume Doris Dumas.
Malgré une conjoncture économique amenant une certaine prudence chez des commerçants, quelques boutiques ont récemment ouvert leurs portes. C’est le cas de La Godasse, Tohu Bohu (chaussures de luxe) et Blank, une boutique de vêtements de coton fabriqués au Québec.
Toutefois, plusieurs espaces restent encore vacants. «On est patient au niveau des espaces locatifs. On veut créer une destination centre-ville, montrer l'unicité des boutiques qui sont différentes d'un grand centre commercial», vise le directeur général de la SDC Centre-ville de Québec Nouvo Saint-Roch. «La rue Saint-Joseph est encore fragile. Il y a des bâtiments fermés. La revitalisation, ce n'est pas gagné. Il faudrait que ce soit plus homogène, avec plus de commerces, par exemple une charcuterie. C'est important de diversifier l'offre de services», résume M. Dumas.

