Le Regroupement a fait valoir sa position le 30 mai dernier, au Cégep de Limoilou, lors de la première consultation publique du comité sur la mobilité durable, présidé par le maire Labeaume.
Le porte-parole du Regroupement, Jean-Yves Desgagnés, a évoqué quatre solutions: une réduction de 6 à 4 voies de circulation, la construction de bâtiments résidentiels verts créés sur l'espace libéré, l'interdiction du camionnage lourd en transit vers le Port de Québec à partir de la sortie Henri-Bourassa sur l'autoroute de la Capitale, ainsi que la construction d'un lien direct de la zone industrielle La Canardière à l'autoroute Dufferin-Montmorency.
«Le comité nous a écoutés. C'est plus tard que l'on saura ce que ça va donner», a indiqué au Québec Express M. Desgagnés.
«Depuis 2000, on estime à 50% d’augmentation du camionnage lourd entre l'autoroute de la Capitale et le Port de Québec. On aimerait que la Ville ne considère plus Henri-Bourassa comme axe majeur au Port de Québec. Il faudrait faire en sorte que les camions continuent sur l'autoroute Dufferin-Montmorency, ça pourrait amener une réduction du tiers», évalue M. Desgagnés.
Questionné sur les revendications du Regroupement, le président de l’arrondissement Limoilou, Alain Loubier, a souligné qu’il appartient au ministère des Transports du Québec (MTQ) et non à la ville de trancher sur le sujet.
«Je comprends l’exaspération des citoyens. Le plus grand obstacle, c’est qu’Henri-Bourassa soit la porte d’entrée de la zone portuaire. C’est aussi le seul accès dans l’éventualité où la ville construit une usine de compostage.»
M. Desgagnés a ajouté un autre facteur du camionnage lourd: la venue de l’entreprise AIM Québec, dans la zone de la Canardière, face à l’incinérateur. Comme mesure d’atténuation pour les citoyens, les murs antibruit sont une possibilité. «Depuis 2007, il y a un moratoire sur la Ville de Québec. Pas un sou ne sera investi dans la construction d’un mur antibruit», précise M. Loubier.
M. Desgagnés garde toutefois espoir de voir le boulevard Henri-Bourassa se refaire une beauté plus verte et plus paisible grâce aux actions du Regroupement. «Depuis qu'on a formé notre comité en 2006, on a obtenu plusieurs améliorations notamment au garage municipal. Avant, c'était pas asphalté, mais on a installé du pavé, ça fait moins de poussière», cite-t-il.
Le Regroupement de citoyenNEs de l'arrondissement Limoilou prévoit être à la réunion annuelle de l'administration portuaire, le 9 juin, afin de manifester leur inquiétude sur le camionnage lourd lié au développement du Port de Québec.

