Les travaux devraient se poursuivre jusqu’en août 2011. La piste cyclable à la hauteur du Domaine Maizerets sera donc détournée pour une période s’échelonnant de 15 à 18 mois.
La conseillère du district Maizerets-Lairet, Ginette Picard-Lavoie, souhaite que ces travaux soient en partie repensés. «Cette solution, que je qualifie d’aberrante et d’extrêmement dangereuse, est envisagée parce que la Ville de Québec aurait beaucoup de problèmes à s’entendre avec le CN (Canadien National)», a-t-elle lancé.
Le vice-président du comité exécutif à la Ville de Québec, François Picard, confirme que la Ville a dû s’adapter en accédant au territoire du Domaine de Maizerets, alors qu’elle prévoyait d’abord passer un peu plus à l’ouest avec l’autorisation du Canadien National.
«Nous sommes allés rencontrés le CN pour obtenir une entrée temporaire. Ils n’ont pas accepté. On se voit contraints d’utiliser l’entrée principale du Domaine de Maizerets et les camions tourneront à droite juste avant d’entrer sur le domaine pour accéder via la piste cyclable», explique M. Picard.
Julie Senécal, directrice des affaires publiques au CN, justifie que pour des raisons techniques, il n’a pas été possible de délivrer un permis d’entrée temporaire à la Ville de Québec.
«On utilise les deux voies ferroviaires pour interchanger les wagons d’un rail à l’autre entre le Chemin de fer Charlevoix, qui appartient au Massif, et le Canadien National et vice versa. On place des wagons tous les jours, mais on ne va pas les chercher chaque jour. Ça peut donc bloquer la route à certains moments», justifie Mme Senécal.
Des problèmes à l’année longueSelon le directeur général de la Société du Domaine de Maizerets, Jean O’Neil, les travaux entourant la construction du bassin de rétention vont causer des problèmes pendant toute l’année.
«On a rencontré Jean Lavoie, à la direction de l’arrondissement, mais aussi Ginette Picard-Lavoie. On a parlé de la situation aussi à la dernière réunion du conseil d’administration en février. On cogite en ce moment sur le positionnement qu’on va prendre», a-t-il indiqué.
Au moment de mettre sous presse, M. O’Neil s’apprêtait à tenir une autre réunion du conseil d’administration où des solutions concrètes allaient être évoquées.
(Photo Véronique Demers)

