Les centres communautaires revendiquent 2,3 M $

Karine
Karine Bouchard
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Une situation de précarité qui pourrait causer la faillite de certains centres

Les centres communautaires du Québec revendiquent une indexation de leur subvention. Ils souhaitent ainsi obtenir 2,3 M$, somme qui serait répartie parmi les 83 centres de la province.

Plusieurs centaines de manifestants ont scandé au gouvernement la précarité dans laquelle sont écroués les centres communautaires du Québec, en matinée du 18 octobre dernier. La manifestation s’est déroulée pacifiquement devant le parlement, dont le terrain était, spécifiquement pour l’occasion, agrémenté de cordes à linge des plus colorées. «Quand le gouvernement décide d’augmenter le salaire minimum, nous, nous devons ajuster nos salaires en conséquence. La plupart des gens qui travaillent pour nous sont payés au salaire minimum», insiste la présidente de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir, Ginette Faucher.

La fédération demande une augmentation significative du montant accordé aux centres communautaires québécois. Alors qu’ils avaient reçu l’an dernier 250 000 $, une subvention de l’ordre de 2,3 M$ est revendiquée. «Chaque centre nécessite un budget annuel de l’ordre d’un à deux millions $», mentionne Mme Faucher.

La situation des centres communautaires est sur la corde raide, selon la présidente. «Des centres sont sur le point de faire faillite, souligne celle qui souhaite un revirement de la situation. Plus de 450 000 personnes participent chaque année aux activités organisées par les centres. Ces personnes auront nécessairement à payer plus cher pour accéder à ces activités, ou même les voir disparaître.» Mme Faucher insiste également sur le fait que la majorité des centres sont situés dans des quartiers plus démunis et que les gens ne sont pas toujours en mesure de débourser davantage pour les activités.

Corde à linge significative

Les cordes à linge disposées devant le parlement étaient formées des centaines d’œuvres et de dessins exécutés par les jeunes participants des camps de jour. «Les dessins des enfants représentent ce que les centres communautaires signifient pour eux», de dire la présidente. La corde à linge devait être remise à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, qui ne s’est cependant pas présentée lors de la manifestation.

Entre 300 à 350 représentants des divers centres de la province ont été accueillis devant le parlement. Les activités se sont poursuivies au Centre communautaire de Beauport.

Organisations: Fédération québécoise des centres communautaires, Centre communautaire de Beauport

Lieux géographiques: Québec

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