«Je n’ai plus le goût de jouer comme receveur et c’est seulement à Québec, dans ma région où j’ai évolué au baseball mineur, que je rêvais de poursuivre ma carrière, de dire Maxim St-Pierre. J’ai appelé il y a un peu plus d’un mois le président des Capitales, Michel Laplante, pour savoir si on pouvait avoir besoin de moi. Je lui ai alors mentionné que je voulais lancer et non pas être receveur. Michel m’a dit que si je lançais, je serais considéré comme une recrue et non un vétéran. Nous nous sommes entendus et je suis très heureux d’apprendre les rudiments de lanceur avec un Michel Laplante.»
Sous le coup d’une suspension de 50 matchs des Ligues majeures de baseball, le nouveau lanceur des Caps a bien voulu parler de l’erreur qu’il a faite pour mériter cette suspension.
«Je participais à un party en début d’année et j’ai pris la très mauvaise décision de fumer un joint. Malheureusement pour moi, j’ai été testé pour les drogues deux jours plus tard. J’avais fait des erreurs dans ma carrière, mais celle-là était de trop. Les Majeures n’ont jamais dit exactement pourquoi j’avais été suspendu. J’aurais apprécié que les dirigeants le disent pour que ne circulent pas toutes sortes de rumeurs à mon sujet. J’ai compris les effets néfastes de cette décision. J’ai manqué le bateau et j’ai compris qu’il fallait dorénavant que j’aille de l’avant et oublier ce qui s’était passé», d’ajouter l’homme de 32 ans père de trois jeunes enfants âgés de 3 ans et demi, 2 ans et six mois.
L’ex-membre des Tigers a tenu à préciser que le poste de receveur ne l’intéressait plus pour le moment. De par son statut de recrue, il ne pourra non plus frapper, ce qui ne le dérange pas plus qu’il ne faut.
«Je considère comme un nouveau départ le fait de lancer pour les Capitales. Je veux comprendre ce que je dois faire pour être un bon lanceur, découvrir les forces et faiblesses des frappeurs, etc. Tout ce qui m’importe, c’est de ne pas avoir mal au bras. Je pense qu’on m’emploiera en courte relève. Vous savez, le baseball est un sport où le talent compte pour 10 % et le mental, pour 90 %. J’ai hâte de découvrir le métier de lanceur, moi qui a toujours été reconnu pour posséder un très bon bras», de terminer le nouveau membre des Capitales.
Le mot de la fin revient toutefois au président de l’équipe, Michel Laplante.
«Pour notre organisation, la conversion de Maxim en artilleur est considérée comme un très beau projet.»
Groupe Québec Hebdo

