L’événement regroupe autant les adeptes de voiles, de kayaks et de bateaux à moteur. Une vingtaine d’exposants ont également élu domicile afin de faire connaître leurs produits. Les trois journées comprennent notamment des formations d’utilisation de radar, de navigation dans le fjord du Saguenay, de techniques d’esquimautage et de récupération, de mécanique diesel et de survie en mer.
L’édition 2010 prend un aspect différent cette année puisque la carte de conducteur de plaisance pour tous les types d’embarcation est obligatoire depuis l’automne passé. «La carte est un minimum, ce n’est pas suffisant. Ce que l’on apprend pour l’obtenir concerne surtout la sécurité. Nos cours sont axés sur la navigation, la météorologie et la mécanique», répond la coordonnatrice de l’événement, Michelle Cantin, lorsqu’on lui demande pourquoi suivre d’autres formations. À l’aube de la nouvelle saison, les ateliers sont offerts par des spécialistes et experts qualifiés comme Stevens Pearson, mécanicien à bord du Sedna IV lors de laMission Antarctique.
Les participants sont variés et proviennent d’un peu partout en province. Depuis les dernières années, les femmes s’inscrivent en plus grand nombre aux différents cours. «Il y en a beaucoup plus qui font de la voile. Et les conjointes souhaitent mieux comprendre la théorie pour pouvoir aider leur mari», ajoute Mme Cantin. Fait surprenant : l’événement ne s’adresse pas seulement aux propriétaires, certaines des personnes sur place ne possèdent pas d’embarcation. C’est le cas de Caroline Biron, adepte de dériveurs. Ayant débuté par un cours de base, elle est devenue accro au sport. «Grâce à la formation, on se rend compte qu’il y a beaucoup de petits détails qui nous permettent d’avoir plus de plaisir et d’être plus en sécurité», commente Mme Biron à la sortie de l’atelier Moteur diesel.
Après des années plus tranquilles, le milieu nautique semble prendre de la vigueur. L’équipe de Formation Nautique Québec observe un regain d’intérêts de la part de la population. «Les gens reprennent tranquillement le fleuve», lance la coordonnatrice de l’événement, Michelle Cantin. Les activités nautiques demeurent un secteur important, 16 M$ sont dépensés au Canada pour l’achat, l’entretien et l’utilisation des bateaux selon l’entreprise de formation.
À 14 h, Louis Hardy animera l’événement de clôture intitulé «Les francs barreurs – Aventures de mer» en compagnie du «skippeur» et coureur océanique, Georges Leblanc, de la spécialiste de la rame océanique, Mylène Paquet et du canotier, Éric Leclerc.

