Collège Stanislas: le défi de l'excellence depuis 25 ans


Publié le 16 octobre 2014
Le directeur du collège Stanislas, Gérald Bennetot-Deveria, dans son bureau, au collège.
(Photo TC Media - Perrine Gruson)

ENSEIGNEMENT. Le collège Stanislas fête ses 25 ans cette année à Québec. Il fait partie du réseau des 495 établissements faisant partie de l'AEFE (agence pour l'enseignement français à l'étranger) présent dans 130 pays. Le collège, situé dans les anciens locaux du collège Bellevue, organise une journée portes ouvertes le samedi 18 octobre de 10h à 16h.

Le collège Stanislas est le seul et unique établissement d'enseignement privé québécois à programme français. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle le collège Stanislas accueillerait presqu'exclusivement des expatriés, l'établissement d'enseignement privé compte seulement 50% de français. L'autre moitié est composée principalement de québécois. La réputation du collège couvrant de la maternelle à la fin du secondaire n'est plus à faire, mais comment faire pour attirer une clientèle aussi bien franco-française que québécoise?

La maternelle à partir de 3 ans est l'une des forces de l'établissement, selon le modèle français. Les parents préfèrent parfois envoyer leur enfant à l'école plutôt qu'à la garderie où il est davantage laissé à lui-même et apprend moins de choses.

«Ce qui est compliqué à Québec, c'est que tout le monde parle français, il faut donc réussir à se démarquer», rapporte le directeur de l'établissement. Le collège maintient donc une ligne pédagogique française, avec des classes par niveau selon le modèle français. «Plus de 80% de nos élèves poursuivent leurs études dans des programmes des québécois. Nous donnons bien évidemment des équivalences, et l'avantage c'est que le jeune qui a fini son secondaire [au collège Stanislas], arrive au cégep avec un an de moins», explique Gérald Benetot-Deveria, qui vient d'être nommé directeur du collège Stanislas. Une année au collège coûte entre 3 100$ et 4 000$, selon le niveau de l'élève.

«Nous avons une pédagogie unique et différente. La vraie valeur ajoutée c'est qu'on a le meilleur des deux cultures. On importe notre pédagogie et les programmes français mais adaptés à la réalité d'ici», explique le directeur.

Le système d'éducation en France préconise l'apprentissage très tôt de la lecture, 30 minutes d'anglais par jour au primaire, de la responsabilisation. On y apprend aussi l'histoire-géographie dès le primaire. C'est ce qui est enseigné au collège. «On enseigne l'art du débat, du raisonnement, de la culture français et de la théorie. Mais on a aussi la vision québécoise: le pragmatisme, aller à l'essentiel. Au bout du compte c'est une vraie richesse», conclut Gérald Bennetot-Deveria. La majorité des enseignants sont français mais il y en a aussi une petite partie qui est québécoise.

Ce qui va différencier les élèves à la fin de leur cursus? «Curiosité, culture générale, adaptabilité», sont les trois mots que fait ressortir Gérald Bennetot-Deveria.

Le collège Stanislas est arrimé à celui de Montréal, qui porte le même nom. Celui de Montréal est présent depuis 1938, mais l'implantation du collège à Québec date de 1989.Le but des journées portes ouvertes est de «séduire le plus de familles possible et de choyer celles qu'on a déjà», termine le directeur en ajoutant qu'il y aura à cette occasion un concert de musique dans leur grand auditorium.