Québec veut des rues plus conviviales

Publié le 2 mars 2017

Un exemple de rue conviviale : l'avenue Cartier.

©(Photo gracieuseté - Archives)

MUNICIPAL. Les aménagements comme ceux des rues Cartier, du Petit-Champlain ou Saint-Joseph feront des petits à Québec. La Ville veut multiplier les espaces « conviviaux » qui réuniront les piétons autant que les cyclistes et les automobilistes.

Actuellement, ce sont plutôt « des exemples qui sont souvent considérés comme des exceptions ou bien des projets spéciaux », note le conseiller en architecture et design urbain Peter Murphy.

Québec se donne comme orientation de rendre ses rues plus conviviales. Un catalogue des artères où on pourrait aménager des espaces piétons, cyclistes et verts sera élaboré. 

On estime qu’entre 20% et 25% des rues de Québec seraient candidates pour un tel changement. L’ensemble des artères qui ont un potentiel « convivial » sera présenté cet automne dans un catalogue qu’on s’affaire à bâtir, indique la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux.

Pour opérer le changement, la Ville de Québec s’inspire du concept des « complete streets » qu’on retrouve à Boston ou encore Ottawa. L’idée est de rendre les rues choisies aussi confortables pour les piétons que les cyclistes et les automobilistes.

Un outil qui permet de regrouper et juxtaposer les cartes de ses réseaux de pistes cyclables et de la canopée, entre autres, a été développé à l’interne. Il sera utile pour arrimer les projets à ceux des travaux d’ingénierie, indique Julie Lemieux : « Par exemple en 2018, on s’apprête à faire telle rue : donc on va pouvoir voir dans notre outil quelle rue parmi le catalogue de l’ingénierie mérite d’être bonifiée ».

En travaillant en concertation, la Ville croit pouvoir générer des économies dans l’entretien et le déneigement à long terme. 

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L'aménagement prévu en 2018 sur la route de l'Église.

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Consultations

Les citoyens auront leur mot à dire dans les changements, promet Julie Lemieux, qui cite en exemple les projets de la rue Ruel ou du verdissement de la rue Anna. « Des fois, il faut sacrifier un peu de stationnements; des fois, il faut que tu acceptes d’avoir un sens unique, mais les gens s’organisent en ce sens et sont consultés. C’est ça l’objectif de la démarche : les gens font des choix avec nous ».

Les élus de l’opposition se réjouissent du concept. Anne Guérette et Paul Shoiry ont rappelé avoir réclamé une démarche de consultation pour tous les projets d'aménagement ou de réfection des rues depuis 2014. « On est contents! Nos idées font du chemin et vive les campagnes électorales! », a réagi Mme Guérette.

Le projet fera l’objet d’engagement « très clairs » lors des élections, a indiqué le maire Régis Labeaume, qui compte faire de l’aménagement des rues, des ruelles et des rivières en milieu urbain un de ses chevaux de bataille. Les budgets consacrés aux rues conviviales seront précisés à ce moment, conclut-il. 

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