L'Institut St-Joseph propose un plan d'action contre les commotions cérébrales

«Dans le but de protéger les enfants»


Publié le 5 septembre 2014
Les instigateurs du projet: Simon Belzile, enseignant d'éducation physique et Marie-France Barbeau, relationniste à l'Institut St-Joseph
Perrine Gruson

SANTÉ.L'école privée en enseignement primaire distribuera mercredi prochain des dépliants aux parents d'élèves et à tous les membres du personnel de l'Institut Saint-Joseph dans un but de prévention et d'information au sujet des commotions cérébrales.

L'année dernière, le professeur d'éducation physique Simon Belzile a dû faire face à la commotion cérébrale d'un jeune. L'Institut St-Joseph possède une importante équipe de football. Même si les accidents ne sont pas souhaitables, des chutes peuvent arriver. «Un comité s'est créé à la suite de cet accident, avec un parent d'un élève qui est médecin», raconte Marie-France Barbeau, relationniste à l'Institut St-Joseph. «Les symptômes d'une commotion ne sont pas toujours facilement identifiables, comme les pleurs», souligne la relationniste, «mais notre petit document peut aider à mieux les identifier».

«À la suite d'une commotion, l'enfant doit être au repos complet pendant une semaine, sans aucune stimulation», mentionne Marie-France Barbeau. «On essaie d'organiser une réintégration de l'enfant progressive». Dès qu'un coup à la tête survient, l'école appelle systématiquement les parents. «Le diagnostic est par contre obligatoirement fait par un médecin», explique la directrice générale de l'école, Guylaine Feuiltault.

«On souhaite accompagner les parents dans la démarche de traitement de ce phénomène», souligne-t-elle.

«On se considère vraiment proactifs d'initier ce genre de démarche», souligne la directrice générale, en parlant au nom de l'équipe qui a mis en place le plan d'action. «Le but c'est de protéger les enfants», explique Guylaine Feuiltault.

Pour aider un parent ou un membre du personnel, l'Institut a donné une grille d'évaluation à tous pour reconnaître les éléments qui peuvent indiquer une commotion, juste à l'instant où la situation arrive. «Pour une rémission complète, cela nécessite de suivre le plan de traitement jusqu'au bout», rapporte la directrice, en prenant en exemple le joueur Sidney Crosby ??

«La scolarité primaire n'est pas mise en danger pour une semaine de maladie (pour l'enfant qui aurait à s'absenter)», rassure Marie-France Barbeau.

L'Institut Saint-Joseph a remplacé le football par le Flag football cette année, par prévention des risques liés à ce sport, jugé potentiellement dangereux.