Rapides et dangereux : une autre histoire survoltée

Sortie cinéma


Publié le 19 avril 2017

Étoiles: *** et demie

Le huitième opus de la série Rapides et dangereux est certainement l'un des meilleurs, sans être le plus crédible. Mais nul besoin de s'accoler au réel lorsqu'on fait état des aventures de Dom Toretto et sa bande. L'important c'est les cascades, avec en prime cette fois-ci une histoire qui ne fait pas fausse route.

Le huitième opus de la série Rapides et dangereux est certainement l'un des meilleurs, sans être le plus crédible. Mais nul besoin de s'accoler au réel lorsqu'on fait état des aventures de Dom Toretto et sa bande. L'important c'est les cascades, avec en prime cette fois-ci une histoire qui ne fait pas fausse route.

Oui, Dominic Toretto (Vin Diesel) retourne sa veste contre sa famille dans Le destin des dangereux. Une menace faite par la terroriste informatique Cypher (la sublime et sexy Charlize Therin) contraint le good guy à redevenir hors-la-loi.

Letty (Michelle Rodriguez), Roman (Tyrese Gibson), Tej (Kudacris), Ramsey (Nathalie Emmanuel) et Hobbs (Dwayne Jonhson) se retrouvent alors dans une position de poursuite après que leur chef leur ait dérobé une bombe IEM qu'ils étaient censés voler pour la mettre ensuite en sécurité.

La chasse à l'homme qui a démarré à Berlin les transportera dans les rues de New York pour culminer sur la surface glacée d’une Russie plutôt hostile. Ils seront aidés dans leur mission par Mr Personne (Kurt Russell) et son adjoint, le jeunot Éric Reisner (Scott Eastwood).

Sang neuf

Même si on est ici dans la continuité d'une saga qui semble sans fin, Le destin des dangereux permet de renouer avec les premiers pas de la série en 2001 alors que le colosse au grand cœur était du côté des méchants.

C'est justement cette partie de l'histoire qui propulse un peu de sang neuf dans la lucrative série. Cette volte-face fait aussi oublier le départ du personnage de Brian en raison du décès de son interprète en 2013, Paul Walker.

Car même si la production avait tourné la conclusion de la septième épopée en évoquant un nouveau départ du personnage de Brian, il reste omniprésent dans le récit et dans la tête des inconditionnels.

Le fait de casser la relation de good guy de Toretto permet de briser la dynamique de cet éternel duo.

Nouveauté

Le retournement permet aussi la mise au premier plan de quelques personnages évoluant jusqu'ici dans l'ombre de Torreto. On (re)découvre Ramsey qui s'avère utile comme protagoniste.

Le personnage d'Éric, en adjoint à Mr Personne, est plutôt la risée en début de film. Son personnage se solidifie toutefois au rythme de l'action. On devine que Scott Eastwood, à la bouille patibulaire de son célèbre père, prendra la place du bon gars bien habillé dans la case de casting qu'occupait Paul Walker.

Le retour de quelques personnages de la série vient boucler la boucle de la construction de l'univers cinématographique qui ne manque pas d'ennemis. Certains deviendront des alliés, d'autres se vengeront. Ces mouvements font avancer la trame narrative de la série en plus de servir l'action du huitième opus qui ouvre vers une suite.

Action

On pourrait lever le nez sur les phrases déjà entendues et le dénouement prévisible. Reste que la série imaginée d’après un article de Ken Li dans le magazine Racer X a su obtenir avec le temps le sceau ultime du divertissement. On va voir le film avec des attentes pour une bonne dose d'action. R&D c'est une marque. On sait ce qu'on achète.

Le destin des dangereux renferme d'ailleurs trois grandes scènes d'action à grand déploiement qui valent la peine d'être vues, en particulier celle de New York où les scénaristes exploitent l'intelligence artificielle à bord des véhicules.

Avec un budget à lui seul de 12 M$ pour les véhicules seulement, le film réalisé par F. Gary Gray satisfera assurément ceux et celles qui veulent rêver. Mais n'est-ce pas là la première vocation du cinéma?

Et puis, on finit par l'aimer cette bande plutôt sympathique qui a su avec le temps garder une certaine essence de rébellion. Pour plusieurs, renouer avec la série c'est comme revoir de vieux amis. Et la famille, c'est de l'or, pour paraphraser Dominic Toretto. Regardons maintenant monter le box-office.