Les générations du jeu vidéo planquées sur Saint-Vallier


Publié le 12 septembre 2009
Mathieu Lemire, concepteur de jeux, Jessica Leullier, artiste illustratrice et Richard Bourque, artiste d'interfaces, ont décidé de réunir leur expérience dans le domaine de la production de jeux vidéo pour créer un commerce participant à la vie culturelle et communautaire du quartier. (Photo Véronique Demers)

Dans cette boutique de la rue Saint-Vallier trônent sur des tablettes de bois récupéré des jeux vidéo classés selon leur génération, de Atari à Wii. Les trois propriétaires, ex-employés d'entreprises de jeux vidéo de Québec, ont voulu mettre leurs connaissances en commun pour créer La Planque Jeux vidéo.

Installé dans le quartier technoculturel de Saint-Roch, le commerce a ouvert ses portes depuis un mois. Mathieu Lemire, Jessica Leullier et Richard Bourque proposent l'achat, la vente et l'échange de jeux vidéo. Les XBox 360 côtoient les Nintendo, les Sega/Genesis et les Guitar Hero. D'autres accessoires complètent l'offre pour les fanatiques de classiques comme de nouveautés. «On court parfois les ventes de garage. Pour les jeux usagés, on les inspecte et on les nettoie, mais on ne les resurface pas. Ils sont dans leur état original», précise Richard Bourque.

Bien qu'il s'agisse du domaine du divertissement et de l'imaginaire, les trois jeunes propriétaires gardent leurs pieds sur terre et font leur part pour l'environnement en ne distribuant pas de sacs de plastique.

Ils ont eu aussi l'idée d'ajouter une touche personnalisée en invitant notamment les artistes à confectionner des pochettes à des jeux qui n'en ont plus. Une place est accordée à la culture; divers objets telles sculptures et peintures liées à la culture du jeu vidéo orneront les murs.

Paniers deuxième vie

En plus des volets ludique et artistique, La Planque souhaite redonner au suivant, en mettant sur pied la mission «Deuxième vie». «On prévoit recueillir des jeux et consoles usagées pour préparer des paniers de jeux vidéo et les donner aux jeunes de milieux défavorisés. Ça va leur faire plaisir. Il n'y a pas que des jeux violents pour leur âge. On veut entre autres démystifier cette paranoïa», informe Jessica Leullier.

«On veut aussi démystifier le fait que les vieux jeux sont mauvais. Comme au cinéma, le jeu vidéo a une culture, une histoire et ses classiques», de conclure Mathieu Lemire.