Unis pour le sport, un concept unique

Être entraîné par un pro, et contribuer à sa carrière


Publié le 6 février 2017

ENTRAÎNEMENT. Parole de sa sœur Audrey Vaillancourt (elle porte le nom de la mère), Maxime Leboeuf est une «machine à idées». Sa plus récente, Unis pour le sport : un concept unique au monde, permettant à monsieur et madame Tout-le-Monde d’apprendre les rudiments d’une nouvelle discipline, en étant entraîné par un athlète de haut niveau, tout en l’accompagnant financièrement dans son cheminement sportif.

Âgé de 29 ans, Leboeuf a lui-même excellé dans plusieurs disciplines sportives, de sorte qu’il a côtoyé plusieurs camarades qui l’ont, d’une façon ou d’une autre, inspiré à mettre ce projet sur pied.

«Il est motivant de pouvoir compter sur les athlètes de haut niveau, qui eux, ont le goût de transmettre leur passion et leurs connaissances.»

Déjà, 12 ont accepté de mettre l’épaule à la roue. Parmi eux, le triple olympien en biathlon Jean-Philippe Le Guellec, le couple composé de Marc-André Bédard et Claude Godbout ainsi que sa frangine ont embarqué dans l’aventure.

Initialement, le concept devait toucher les jeunes des écoles, mais rapidement, le public cible s’est étendu, pour ainsi être ouvert à tous : «Tout le monde a envie d’apprendre un nouveau sport. C’est motivant de commencer par la base, d’évoluer et de constater notre propre progression.»

Dans la prochaine année, il entend bonifier son offre. En plus de fournir et d’accompagner l’individu dans son plan d’entraînement, le pilote offrira des séances de coaching.

Athlète élite multisports

Maxime Leboeuf est la preuve vivante qu’une seule personne peut apprendre – et exceller – dans plusieurs disciplines. Cet économiste senior de la Banque du Canada, à Ottawa, récite son parcours des vingt dernières années.

À 9 ans, il s’initie au ski de fond. Ses prouesses lui permettent de joindre le programme de biathlon quatre ans plus tard. L’appât du rêve olympien l’a attiré au plus haut point. Il participe à cinq reprises au Championnat du monde junior.

Alors qu’il approchait la décennie de biathlon, ses espoirs de participer à la consécration du sport amateur s’envolaient. De ce fait, il décide de consacrer ses énergies vers d’autres objectifs.

«Ma perspective du sport avait changé. J’ai entamé des études à l’Université de l’Alberta, et j’ai débuté la course à pied sur le circuit universitaire», a dit celui qui a complété sa maîtrise en économie à Queen’s.

Un jour, ce fier natif de Val-Bélair décide de poser des raquettes à ses pieds lors d’une belle journée hivernale. Cette «meilleure version de la course à pied en hiver» lui permet de participer au Championnat du monde de raquettes, le 31 janvier 2015, à Québec. Cette journée-là, il surprend tout le monde en étant sacré champion sur la scène mondiale.

Maxime Leboeuf a touché au ski de fond, au biathlon, à la course à pied et aux raquettes. Difficile de trouver mieux pour vous convaincre qu’il est possible d’apprendre un nouveau sport rapidement.

Québec Hebdo