Jean-Simon Roy, footballeur 100% fabriqué à Québec

Le #68 mûr pour la LCF


Publié le 10 avril 2017

Après quatre saisons avec le Rouge et Or, Jean-Simon Roy est prêt pour l’étape suivante.

©(Photo TC Media – Charles Lalande)

FOOTBALL. Au cours de la dernière décennie, Jean-Simon Roy a progressé sur les pelouses vertes du Séminaire Saint-François, du Cégep Garneau et de l’Université Laval. Il connaîtra sa nouvelle destination, le dimanche 7 mai prochain, jour du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

«Tout va bien, ce que j’ai à faire est fait. Il ne reste plus qu’à attendre.»

Les équipes cachent très bien leur jeu, alors c’est difficile de dire laquelle va me repêcher

Jean-Simon Roy

Au camp d’évaluation réunissant les meilleurs espoirs, il a enregistré le meilleur résultat au test du développé-couché, soulevant la barre de 225 lbs à 39 reprises. Une répétition supplémentaire et il égalait son ancien coéquipier Philippe Gagnon (Alouettes de Montréal), qui détient le troisième meilleur résultat de l’histoire de la LCF.

Les neuf formations du circuit l’ont également passé en entrevues, et le natif de Saint-Augustin-de-Desmaures a bien paru devant ces dénicheurs de talent.

«Les équipes cachent très bien leur jeu, alors c’est difficile de dire laquelle va me repêcher. J’essaie de ne pas trop y penser, mais j’ai un bon feeling

Même si Montréal est tout près de la maison et qu’il connaît des joueurs établis dans tous les marchés, notamment à Calgary et Ottawa, où bon nombre d’anciens du programme sont établis, il dit n’avoir aucune préférence quant à sa future destination.

Chose certaine, ce footballeur fabriqué de A à Z dans la Vieille Capitale sera forcé de déménager ses pénates pour la première fois de sa vie.

Au cours de la dernière saison, soldée par une deuxième conquête de la coupe Vanier en quatre ans, le joueur de ligne offensive de 6’3 et 285 lbs a vu son nom monter dans la liste du Bureau de recrutement amateur de la LCF. À un tel point qu’il est considéré comme un espoir de première ronde.

Un autre as dans sa manche : sa polyvalence. Bloqueur à gauche, il peut également jouer au centre, sa position de prédilection.

«J’ai travaillé excessivement fort pour améliorer mon jeu, ce qui m’a permis de gagner des points», a analysé celui qui était l’un des capitaines du vestiaire de Glen Constantin.

Admissible à disputer une cinquième campagne dans les rangs universitaires, Roy devrait, en principe, graduer chez les pros. Malgré tout, il tient à laisser son empreinte dans le vestiaire lavallois jusqu’à la toute fin. Au récent camp d’entraînement, en Floride, il a aidé à l’intégration des nouveaux joueurs.

«Je veux que la tradition gagnante du Rouge et Or se poursuive. J’aime ça les traditions, des histoires de succès, ça marque l’histoire.»

L’étudiant en génie civil a déjà averti ses futurs patrons qu’à l’automne prochain, il compléterait, à distance, le dernier cours manquant pour décrocher son baccalauréat.

«Étudier en génie civil et jouer pour le Rouge et Or, ça demande une bonne discipline. L’horaire est très chargé.»

Depuis ses tout débuts au ballon ovale, le #68 s’est lié d’amitié à Louis-Gabriel Beaudet, avec qui il a joué au Séminaire Saint-François, puis à l’Université Laval. Les deux comparses, également partenaires d’entraînement, rêvent de s’aligner dans la même formation. Qui sait, peut-être que le rêve deviendra réalité, le 7 mai prochain.