Bruno Turcotte, hockeyeur et futur médecin

L’art d’exceller à tous les niveaux


Publié le 14 mars 2017

Bruno Turcotte passe le clair de son temps à l’hôpital ou sur la glace.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

HOCKEY. Dans le petit monde de la Ligue de hockey senior A de la Mauricie (LHSAM), l’histoire de Bruno Turcotte attire l’attention. En plus de cumuler une moyenne d’un point par match, l’attaquant du Mécanarc de Donnacona s’illustre sur les bancs d’école.

L’homme de 23 ans raconte son parcours en commençant par le début, c’est-à-dire sa tendre enfance à Amos. Fils d’un père facteur et d’une mère coiffeuse, le cadet d’une famille de trois enfants a baigné dans le milieu du hockey rapidement. Pour lui, son sport favori et ses études allaient de pair, de sorte qu’il se devait d’exceller dans les deux sphères de sa vie.

Après deux saisons dans le Midget AA avec les Comètes d’Amos, il décide de s’exiler dans la Vieille Capitale après s’être commis avec les Dynamiques du Cégep Sainte-Foy, uniforme qu’il a défendu avec fierté durant trois saisons.

«Pour le petit gars d’Amos, voyager toutes les fins de semaine pour participer à des tournois aux États-Unis était très alléchant. J’ai beaucoup aimé l’entraîneur-chef Christian LaRue, il nous a appris à marcher droit et à faire preuve de professionnalisme», a dit celui qui a été nommé capitaine lors de son dernier hiver à Sainte-Foy.

Avec les Dynamiques, il faisait la pluie et le beau temps avec Alexis Dover Martin, l’un de ses bons amis et co-chambreur sur la route. Puis, il a remarqué que son vieux pote manquait de souffle à l’entraînement et qu’à l’occasion, il manifestait des douleurs au cœur et aux poumons. Un peu incompréhensible venant d’un athlète qui avait «la shape d’un marathonien».

Le 30 décembre 2012, les médecins diagnostiquent une leucémie à Dover Martin. Une véritable claque au visage pour ses proches et lui : «Récemment, après trois ans et demi de rémission, il a fait une rechute. Il a eu besoin d’une greffe de cellules souches de la part de son frère», a expliqué Turcotte, qui maintient le contact avec son vieil ami.

Piqûre pour la médecine

Au cours de son parcours scolaire, il n’a jamais ambitionné de s’inscrire en médecine à l’université. Initialement, c’était le business qui l’intéressait. Toutefois, au moment des inscriptions, il a consulté son dossier scolaire et il a remarqué qu’il avait les notes pour s’inscrire en médecine. Ça frôle l’arrogance!

«J’ai un cousin médecin, alors j’ai passé une journée avec lui, et aussitôt, j’ai eu la piqûre pour le domaine de la santé», se rappelle l’étudiant en quatrième année universitaire.

À son arrivée à Donnacona, il fait la rencontre de Bernard Samson, un autre hockeyeur lui aussi médecin. Disons que leurs hockeyeurs n’avaient pas à craindre pour leur sécurité.

«Je ne sais pas si mon histoire est connue à travers la ligue, mais plusieurs personnes font le saut quand elles apprennent qu’un futur médecin évolue dans la LHSAM.»

Souvent reconnu pour être un circuit où les bagarres priment sur la finesse, la LHSAM mérite meilleure presse, reconnaît le #94 du Mécanarc, témoin de l’augmentation du calibre de jeu.

«Pour l’instant, je me vois jouer une autre saison. Je vais devoir choisir ma résidence en juillet 2018, alors on verra si je vais continuer le hockey par la suite», a dit celui qui n’a toujours pas choisi sa spécialité. Toutefois, il admet que la chirurgie l’intéresse.

Natif d'Amos, Bruno Turcotte a évolué trois saisons avec les Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

Le #94 se voit évoluer encore une saison avec le Mécanarc. Après, il verra s'il a encore le temps de jouer.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)