Le Groupe Banque TD a accepté de payer plus de 28 millions de dollars américains à la suite d’une enquête sur la manipulation du marché des bons du Trésor américain par l’un de ses négociants.
L’accord de poursuite différée avec le ministère de la Justice des États-Unis permet à TD de reconnaître qu’un ancien employé a créé une fausse apparence d’offre ou de demande sur le marché en plaçant des offres ou des offres, pour ensuite les annuler avant leur achèvement.
L’accord indique que des centaines de commandes dites frauduleuses ont été passées, équivalant à des dizaines de milliards de dollars de fausses offres et demandes, dans le but d’augmenter artificiellement les prix du marché de ces produits.
Cette résolution intervient alors que la TD devrait bientôt régler une vaste enquête sur les lacunes de son programme anti-blanchiment d’argent qui, selon la banque, lui coûtera plus de 3 milliards de dollars américains.
L’accord sur l’affaire d’usurpation d’identité oblige TD à payer environ 12,6 millions de dollars américains en sanctions civiles. Il encourt également 9,4 millions de dollars de sanctions pénales, ce qui, selon les documents judiciaires, constitue le maximum légal, plus 4,7 millions de dollars d’indemnisation des victimes et 1,4 million de dollars de confiscation.
TD affirme qu’elle prend très au sérieux les violations de la réglementation et de la conduite des employés, qu’elle a signalé l’employé et l’a congédié et qu’elle a depuis amélioré ses capacités de surveillance et de conformité.
Ce rapport de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 30 septembre 2024.