Bromont, Qué. –
L’histoire reconnaîtra les bienfaits du gouvernement de Philippe Couillard, selon le Parti libéral du Québec (PLQ), qui s’engage à revenir à l’équilibre budgétaire s’il prend le pouvoir.
Réunis en conseil général dans un hôtel chic de Bromont, les libéraux rendront hommage samedi à leurs anciens chefs, dont le dernier à avoir été premier ministre, Couillard, de 2014 à 2018, avant d’être battu par la CAQ.
Ces années libérales ont été marquées par des coupes dans la santé et l’éducation, entre autres, que beaucoup ont qualifiées d’« austérité », afin de revenir au déficit zéro.
«L’histoire finira par reconnaître — et nous le faisons déjà — les bienfaits du gouvernement de Philippe Couillard», a déclaré le chef libéral par intérim Marc Tanguay lors d’une mêlée de presse samedi matin, arguant que le gouvernement Legault s’enfonce actuellement avec un déficit de 11 milliards de dollars sans apporter de meilleurs résultats. services à la population.
Les militants débattront d’une résolution demandant à un gouvernement libéral de s’engager à proposer un plan de retour à l’équilibre budgétaire au cours de la première année de son mandat, en 2026.
Pour revenir à l’équilibre budgétaire, un futur gouvernement libéral sera prêt à imposer des sacrifices.
«Les décisions difficiles impliquent nécessairement des sacrifices», a déclaré le député libéral André Fortin lors d’une mêlée de presse.
« Tous les premiers ministres n’auraient pas osé prendre les décisions difficiles que Philippe Couillard a prises, alors je lui tire mon chapeau », a déclaré l’ancien ministre Couillard.
Pas de programme éternel
«Nous allons pouvoir résorber le déficit», a déclaré Frédéric Beauchemin, candidat à la direction du parti.
Y aura-t-il des réductions ? « Non, » répondit-il.
« Je ne pense pas qu’il existe un programme d’État qui devrait durer éternellement, c’est sûr. Donc, comme nous l’avons déjà dit, nous devons revoir certains programmes. »
Le PLQ prévient-il les électeurs qu’ils vivront le même film qu’entre 2014 et 2018, des coupes et des gels budgétaires pour redresser les finances publiques ?
« Non, il n’y a pas le même film », a assuré le leader parlementaire libéral Monsef Derraji. « Les Québécois veulent que nous gérions bien les finances publiques. »