Avec la prorogation de la Chambre des communes, certaines lois libérales clés pourraient ne pas être adoptées

La gouverneure générale Mary Simon a accédé lundi à la demande de Justin Trudeau de proroger le Parlement jusqu’au 24 mars, suspendant ainsi les activités de la Chambre des communes pendant que les libéraux décident …

Avec la prorogation de la Chambre des communes, certaines lois libérales clés pourraient ne pas être adoptées

La gouverneure générale Mary Simon a accédé lundi à la demande de Justin Trudeau de proroger le Parlement jusqu’au 24 mars, suspendant ainsi les activités de la Chambre des communes pendant que les libéraux décident de le remplacer à la fois comme chef libéral et premier ministre.

Cette décision signifie que le programme législatif sera réinitialisé une fois que la Chambre des communes se réunira à nouveau en mars et que certains textes législatifs clés pour le gouvernement pourraient mourir au Feuilleton.

Une fois la Chambre des communes rouverte, il est possible que les travaux interrompus en raison de la prorogation soient rétablis si les partis de l’opposition appuient une motion leur demandant de reprendre le débat là où ils l’ont laissé.

Mais rien ne garantit que cela se produira, car les partis d’opposition cherchent à renverser complètement le gouvernement.

La loi sur les préjudices en ligne, qui a récemment été divisée en deux projets de loi distincts, fait partie des textes législatifs dont l’avenir est incertain.

La législation vise à tenir les plateformes, comme les sites de médias sociaux, responsables du contenu qui apparaît sur leurs sites Web. Cela inclut le contenu utilisé pour intimider, inciter à la violence et promouvoir la haine, qui a été critiqué pour des violations potentielles de la Charte.

Il existe également un risque qu’une mesure législative ordonnée par un tribunal accorde la citoyenneté aux personnes nées à l’extérieur du pays de parents canadiens également nés dans un autre pays. Le projet de loi vise à remplacer une loi adoptée par l’ancien gouvernement conservateur en 2009, mais qui a été jugée inconstitutionnelle en 2023.

Un juge a donné au gouvernement trois mois supplémentaires pour adopter le projet de loi en décembre, mais la date limite actuelle du 19 mars ne sera désormais pas respectée sans autre prolongation.

Un élément central du dernier budget fédéral, l’augmentation du taux d’inclusion de l’impôt sur les gains en capital, est également dans les limbes. L’objectif du gouvernement est d’augmenter de la moitié aux deux tiers le taux que paient les particuliers sur les gains en capital supérieurs à 250 000 $, et pour tous les gains des fiducies et des sociétés.

Le gouvernement n’a pas inclus le changement dans la loi d’exécution du budget, préférant l’introduire dans une loi distincte. Le projet de loi concerné n’a pas été présenté car la Chambre des communes a été prise dans une obstruction systématique de fin septembre jusqu’aux vacances de Noël.

La ministre des Services aux Autochtones, Patty Hajdu, a vanté un projet de loi qui vise à garantir aux communautés des Premières Nations l’accès à de l’eau potable et la capacité de protéger les sources d’eau, ce qui constitue le point le plus proche que le gouvernement fédéral ait atteint en matière d’élaboration conjointe d’une législation avec les peuples autochtones. Cherchant à remplacer un projet de loi conservateur, la Loi sur l’assainissement de l’eau des Premières Nations garantirait que les communautés des Premières Nations reçoivent au moins le même financement que les autres juridictions pour le traitement de l’eau et reconnaîtrait qu’elles ont le droit à l’eau potable.

Les libéraux ont également annoncé un projet de loi visant à créer un poste de commissaire aux traités moderne qui garantirait que le gouvernement respecte les conditions des traités modernes avec les Premières Nations. Les communautés dotées de traités modernes réclamaient depuis des années la création d’un commissaire, affirmant qu’elles n’avaient que peu de recours lorsque le gouvernement ne respectait pas ses obligations.

— Avec les dossiers d’Alessia Passafiume.