Un nouveau portrait de recherche de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) s’attaque à cinq des mythes les plus persistants concernant le programme des travailleurs étrangers temporaires (TET) du Canada, en séparant les données probantes et les règles du programme de la perception et de la rhétorique politique.
« Le discours autour du Programme des travailleurs étrangers temporaires a totalement perdu son sens au cours des derniers mois », a déclaré Dan Kelly, président de la FCEI. « Il existe des dizaines de raisons légitimes pour lesquelles les petites entreprises ont recours au programme de TET pour combler des lacunes persistantes sur le marché du travail, souvent au profit des travailleurs canadiens du secteur. Les travailleurs temporaires coûtent toujours plus cher que l’embauche de travailleurs disponibles localement. Dénigrer les entreprises qui ont besoin de TET pour pourvoir les postes dont les Canadiens ne veulent pas ne contribue en rien à combler les lacunes du programme ni à s’attaquer aux véritables problèmes qui pèsent sur notre économie. «
L’instantané de la FCEI, Les travailleurs étrangers temporaires au Canada : mythes et réalités, remet en question cinq idées fausses courantes, notamment : les employeurs sont dépendants des TET; Les TET prennent les emplois des Canadiens et surtout des jeunes Canadiens; Les TET suppriment les salaires des Canadiens ; Les TET mettent à rude épreuve le logement local et les abus sont répandus et incontrôlés.
« Le programme des TET est structuré de manière à garantir que les TET ne remplacent pas les Canadiens. Les employeurs doivent affronter des processus rigides et des coûts élevés pour pourvoir un poste. Le simple fait de supprimer ou de restreindre le programme ne résoudra pas les défis du marché du travail du Canada », a déclaré Christina Santini, directrice des affaires nationales de la FCEI. « Nous avons besoin d’une approche sensée et durable pour ce programme qui tienne compte des réalités des petites entreprises. »
Plus de la moitié (52 pour cent) des propriétaires de petites entreprises utilisant le Programme des travailleurs étrangers temporaires ont déclaré que les TET leur permettaient de continuer à employer des Canadiens et à fournir au Canada des biens et services essentiels. Un répondant sur cinq à l’enquête auprès des employeurs d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) a également constaté que l’embauche de TET améliorait leur capacité à embaucher davantage de Canadiens.
Pour maintenir les chaînes d’approvisionnement en mouvement et aider les petites entreprises à combler des pénuries critiques de main-d’œuvre, la FCEI recommande aux décideurs politiques :
- Conservez un PTET ciblé et rejetez la désinformation.
- Faciliter la rétention des TET déjà au Canada grâce à une clause de droits acquis.
- Offrir une voie vers la résidence permanente aux TET peu qualifiés qui ont conservé leur statut juridique, acquis une expérience de travail au Canada et payé des impôts.
- Laissons les employeurs expliquer pourquoi ils ne peuvent pas embaucher un Canadien pour occuper leur poste au lieu d’émettre un refus catégorique de donner suite à la politique.
- Réduire le fardeau administratif du programme.
- Consulter les employeurs et le monde des affaires avant les réformes futures.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est la plus grande association de petites et moyennes entreprises au Canada, avec 100 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions. La FCEI s’engage à accroître les chances de réussite des propriétaires d’entreprise en suscitant des changements de politiques à tous les niveaux de gouvernement, en fournissant des conseils et des outils d’experts et en négociant des économies exclusives.