Un sondage dans le secteur de la construction révèle que les entrepreneurs sont optimistes malgré l’incertitude du marché

Le Secrétariat à la construction de l’Ontario affirme que les répondants du Nord de l’Ontario sont plus prudents quant aux perspectives pour 2026 Les entrepreneurs en construction non résidentielle de l’Ontario demeurent résilients face à …

Un sondage dans le secteur de la construction révèle que les entrepreneurs sont optimistes malgré l'incertitude du marché

Le Secrétariat à la construction de l’Ontario affirme que les répondants du Nord de l’Ontario sont plus prudents quant aux perspectives pour 2026

Les entrepreneurs en construction non résidentielle de l’Ontario demeurent résilients face à un marché turbulent et incertain, selon l’enquête annuelle auprès des entrepreneurs du Secrétariat à la construction de l’Ontario.

Les deux tiers des entrepreneurs qui ont participé au sondage de l’OCS ont déclaré qu’ils fonctionnaient à pleine capacité ou au-dessus en 2025, et un nombre similaire s’attendent à ce qu’il en soit de même en 2026, malgré des données qui indiquent une quasi-division quant aux perspectives du marché de la construction en Ontario pour l’année à venir. Près de la moitié des entrepreneurs s’attendent à ce que le marché global soit stable (35 pour cent) ou en croissance (14 pour cent), tandis que le nombre d’entrepreneurs qui s’attendent à une baisse n’est pas loin, s’établissant à 46 pour cent.

L’enquête, qui a été publiée aujourd’hui lors de la 26e conférence annuelle sur l’état de l’industrie et les perspectives de l’OCS à Toronto, a également révélé que les annulations et les reports de projets sont répandus, plus de la moitié (58 pour cent) des entrepreneurs déclarant qu’un ou plusieurs de leurs projets ont été retardés ou annulés. Les entrepreneurs citent l’escalade des coûts des matériaux (66 pour cent), le manque de financement (59 pour cent), l’incertitude liée à la guerre commerciale (45 pour cent) et les taux d’intérêt élevés (45 pour cent) comme principaux facteurs ayant conduit au report du projet.

Même si les entrepreneurs font état d’une forte concurrence, ils ont constaté un certain soulagement grâce à une plus grande stabilité des chaînes d’approvisionnement. Seul un tiers des entrepreneurs ont connu des perturbations de leur chaîne d’approvisionnement au cours de l’année écoulée, contre 58 % en 2024.

« Les entrepreneurs industriels, commerciaux et institutionnels de l’Ontario continuent de faire preuve d’une force et d’une capacité d’adaptation remarquables à une époque dominée par l’incertitude », a déclaré Brian Barron, directeur général du Secrétariat à la construction de l’Ontario. « L’incertitude économique et politique, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et expérimentée et les coûts des matériaux restent des défis majeurs, en particulier pour les petites entreprises, mais la capacité de notre industrie à faire face aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement et aux incertitudes politiques, et à travailler en collaboration témoigne du dévouement et du professionnalisme du secteur.

Malgré de grandes inquiétudes concernant le marché de la construction en Ontario, les entrepreneurs sont généralement optimistes quant aux perspectives de leur propre entreprise pour 2026, avec environ un tiers des entreprises du Sud-Ouest (36 pour cent), du Centre (32 pour cent), de l’Est (34 pour cent) et de la région du Grand Toronto (35 pour cent) s’attendant à une croissance en 2026. Les perspectives dans le Nord sont plus prudentes, où seulement 20 pour cent des entreprises prévoient une croissance.

Les déséquilibres du marché du travail restent une préoccupation majeure dans le secteur, un entrepreneur sur cinq le citant comme son principal défi. Bien que ce soit une baisse de moitié par rapport aux années précédentes, garantir aux entrepreneurs l’accès à une main-d’œuvre hautement qualifiée et expérimentée est une priorité pour l’industrie, d’autant plus que de nombreux baby-boomers continuent de prendre leur retraite. Cela est encore plus urgent dans les petits marchés comme le Nord de l’Ontario, où un ou deux grands projets peuvent avoir un impact significatif sur les besoins en main-d’œuvre.

Pour constituer une main-d’œuvre hautement qualifiée, les entrepreneurs continuent d’investir dans le développement de la main-d’œuvre en embauchant des apprentis. Actuellement, 70 pour cent des entrepreneurs emploient des apprentis – une augmentation constante par rapport à 58 pour cent en 2024 et 64 pour cent en 2025.

« Avec 82 pour cent des entrepreneurs syndiqués employant des apprentis, il est clair que nos partenaires syndicaux et patronaux sont déterminés à former la prochaine génération de gens de métier qualifiés », déclare M. Barron. « Mais une nuance de prudence demeure. Même si nous faisons des progrès, il y a un besoin de stabilité dans le secteur, de certitude pour les projets et de soutien politique qui garantit que les parcours d’apprentissage restent solides partout en Ontario. »

L’enquête OCS Contractor Survey, menée par Ipsos, interroge un échantillon représentatif du secteur de la construction institutionnelle, commerciale et industrielle de la province afin d’évaluer les attentes et les perspectives des entreprises sur les enjeux saillants ayant un impact sur l’industrie. L’enquête a été menée par entretien téléphonique auprès de 400 entrepreneurs entre le 23 décembre 2025 et le 26 janvier 2026, y compris des entreprises syndiquées et non syndiquées. La marge d’erreur pour cet échantillon est de +/-4,9 %, 19 fois sur 20.

Pour plus d’informations sur l’OCS, veuillez visiter www.iciconstruction.com. Suivez l’OCS sur LinkedIn @Ontario Construction Secretariat.

À propos du Secrétariat de la construction de l’Ontario :
Le Secrétariat de la construction de l’Ontario a été créé en 1993 en tant qu’organisation syndicale-patronale représentant les métiers de la construction syndiqués et leurs partenaires entrepreneurs dans le secteur de la construction industrielle, commerciale et institutionnelle de l’Ontario. L’OCS est une organisation respectée qui entreprend des recherches qui améliorent le bien-être de l’industrie et fournit des conseils et des orientations sur les questions de politique publique liées à l’industrie.