La vie d’un surintendant d’immeuble à New York est humble. Mais, fidèle à son éducation catholique, l’artiste et super bâtisseur Dan Waller, qui utilise un prénom minuscule, traduit cette humilité en quelque chose de glorieux. En glanant des matériaux tels que des moustiquaires, des chutes de tissus, des couvertures de livres abandonnées et des morceaux d’acier provenant des poubelles des bâtiments où il travaille depuis les années 1980, il façonne des sculptures en forme de boîtes apparemment austères mais intérieurement complexes. Chacun d’entre eux, mesurant pas plus d’un pied de haut, doit être vu à quelques centimètres de distance. En regardant à l’intérieur, on découvre un monde privé de constructions à moitié cachées constituées de couches de collants transparents, de centaines de perles ou d’épines individuelles, méticuleusement assemblées au fil des années, tard dans la nuit. Tels des reliquaires religieux, ils invitent le spectateur à se pencher et à s’engager directement dans les mystères intérieurs.
« Les trésors de Marie-Madeleine »
À voir jusqu’au 28 février à la Kishka Gallery & Library à White River Junction.
La version imprimée originale de cet article était intitulée « Objets Shriney ».