Maintenant que les Jeux olympiques sont terminés, Milan vous manque-t-il ? Dans « Easy Lovers », Jared Freschman présente ses propres versions du Quad God sous le soleil du nord de l’Italie. Il a passé une résidence d’été dans la région, saturant du papier avec un crayon de couleur qui brille sur la page comme un paquet fondu de Jolly Ranchers. Inspiré par la statuaire homoérotique romaine, l’emblématique film gay culte Pink Narcissus ou encore Alice’s Adventures in Wonderland, l’artiste de Brooklyn propose une vision langoureuse et pulpeuse de la dolce vita qui contraste avec ses lignes précises et ses compositions ordonnées. Freschman déploie sa palette arc-en-ciel de manière uniforme et lumineuse, avec un clin d’œil à l’aérographe et aux affiches en velours noir. Des images dans des images et des références presque cachées à l’astrologie, à la culture pop et à la religion compliquent ses scènes, tandis que les visages vides de ses personnages leur confèrent une distance mystérieuse. Leurs corps musclés, quant à eux, ne laissent aucun doute sur son sujet primordial : le désir pur.
« Jared Freschman : les amants faciles »
À voir jusqu’au 20 mars à la galerie Hexum à Montpellier.