Le canton de Nairn et Hyman souhaite un examen complet et de la transparence de la part du gouvernement sur les projets de stockage des déchets miniers radioactifs
Le canton de Nairn et Hyman, juste à l’ouest de Sudbury, a déposé une présentation officielle auprès de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) sollicitant des réponses détaillées sur l’entretien de la zone de gestion des résidus (TMA) d’Agnew Lake.
Cela fait suite à des enquêtes qui ont eu lieu plus tôt cette année lorsqu’il a été révélé qu’il existait un plan visant à expédier des matières radioactives naturelles de faible niveau vers la zone de gestion des déchets d’Agnew Lake, juste au nord de Nairn Centre.
On a appris l’été dernier que le ministère des Transports de l’Ontario avait entrepris le projet de retirer plusieurs milliers de tonnes de vieux résidus de niobium et de gravier de la Première nation de Nipissing, près de North Bay, pour les expédier vers la zone de résidus d’Agnew Lake.
La municipalité a rapidement convoqué des réunions publiques dans l’espoir d’obtenir des réponses et des explications.
Bien que le projet de transport de niobium soit une question distincte, le ministère des Mines de l’Ontario a révélé en septembre que le déversement de plusieurs centaines de tonnes de déchets de niobium serait une solution appropriée pour l’assainissement du site d’Agnew Lake, créé dans les années 1990.
Les résidus d’uranium y ont été déversés lorsque l’ancienne mine d’uranium d’Agnew Lake a cessé ses activités au milieu des années 80. La propriété de la ZGR d’Agnew Lake a été transférée au gouvernement de l’Ontario.
Les résidus étaient radioactifs et contenaient de l’uranium, du plomb, du thorium et du polonium.
Il a été révélé lors de réunions publiques en septembre que la couverture végétale du lac Agnew s’était détériorée au fil des ans. Il existe des zones où les résidus sont exposés et où des niveaux de rayonnement mesurables ont été détectés dans l’environnement.
Depuis que cette information a été rendue publique en septembre, l’accès au site d’Agnew Lake a été clôturé et la route est barricadée.
La soumission du canton, un document de 20 pages, indique que cette approche n’inspire pas confiance.
« Même si le ministère des Mines nous a assuré que les résidus de niobium amélioreraient les conditions du site en fournissant une protection supplémentaire contre les radiations, le manque de transparence entourant ce projet sape la confiance dans ces affirmations », indique le document de la municipalité. « Des documents clés, y compris des rapports de surveillance environnementale, Il était promis que des évaluations des risques environnementaux et des plans d’ingénierie formels pour le site seraient fournis au canton en 2024, mais à ce jour, ils n’ont pas été fournis.
Le canton suggère maintenant à la CCSN de mettre en œuvre un nouveau plan d’action qui comprend cinq recommandations pour Agnew Lake :
- Évaluation complète du site: La ZGR du lac Agnew nécessite une évaluation environnementale complète pour évaluer l’étendue de la contamination des systèmes d’eau de surface et d’eau souterraine. Cette évaluation devrait inclure une cartographie détaillée des panaches de contaminants et l’identification de toutes les voies potentielles menant aux sources d’eau potable.
- Suspendre le plan de transport du niobium: Recommander que la CCSN procède à un examen complet du projet proposé de déplacement des résidus de niobium, y compris ses impacts environnementaux et sanitaires, et suspende le projet jusqu’à ce que toutes les préoccupations de la communauté soient résolues. Le rapport indique en outre qu’il n’est pas clair si le transport du niobium constitue une menace pour l’environnement.
- Utiliser des matériaux propres au lac Agnew: Exhorter la CCSN et le ministère des Mines à reconsidérer l’utilisation des résidus de niobium dans le cadre de la stratégie d’assainissement du site. Au lieu de cela, des matériaux propres et inertes devraient être utilisés pour améliorer les conditions du site et rétablir l’équilibre écologique sans introduire de contaminants supplémentaires.
- Surveillance et maintenance améliorées: Un programme de surveillance robuste doit être établi, avec des échantillonnages plus fréquents à un plus grand nombre d’endroits. Le programme devrait inclure tous les contaminants potentiellement préoccupants (CoPC) et combler les lacunes actuelles dans la surveillance des eaux souterraines et des eaux de surface.
- Transparence et engagement communautaire accrus: Le manque de documents techniques accessibles mine la confiance du public. Nous demandons que tous les documents pertinents, y compris les évaluations des risques, les données de surveillance et les rapports d’inspection, soient rendus publics dans un format accessible.
Len Gillis couvre les soins de santé et les mines pour Sudbury.com.