La Fédération des médecins résidents du Québec se dit prête à faire grève si nécessaire, compte tenu de l’impasse dans ses négociations avec Québec pour le renouvellement de sa convention collective.
La fédération s’y prépare déjà : à la mi-novembre, elle a transmis aux établissements une liste de services essentiels qu’elle propose de maintenir. Elle attend désormais la réponse du patronat, a déclaré mardi le président de la fédération, le Dr Ghassen Soufi.
Selon les règles, le Tribunal administratif du travail doit évaluer la suffisance de ces services, même en cas d’entente entre l’employeur et les parties syndicales.
Les principaux points en jeu dans ces négociations sont la charge de travail et la rémunération.
La Fédération souhaite que ses membres qui le désirent puissent bénéficier d’un jour de repos après sept jours consécutifs de travail.
Quant à la rémunération, Soufi rapporte que l’entente actuelle de la FMRQ comprend une clause de suivi, qui stipule que les résidents recevront les mêmes augmentations que celles accordées aux employés publics.
Cependant, afin de payer ces augmentations, le gouvernement aurait besoin d’une plus grande flexibilité, d’une plus grande prévisibilité et d’aucune réduction des services à la population, a déclaré Soufi.