Les taxis volants et les drones suscitent de grands espoirs – et des inquiétudes en matière de sécurité – chez les Canadiens

Les Canadiens ressentent à la fois « optimisme et inquiétude » face à la perspective de voitures volantes et de drones volant entre les communautés éloignées et au-dessus des pâtés de maisons, selon un nouveau rapport. L’étude …

A new report finds that Canadians feel both "optimism and concern" over the prospect of flying cars and drones whizzing between remote communities. (Bebeto Matthews/AP Photo)

Les Canadiens ressentent à la fois « optimisme et inquiétude » face à la perspective de voitures volantes et de drones volant entre les communautés éloignées et au-dessus des pâtés de maisons, selon un nouveau rapport.

L’étude Léger commandée par Transports Canada a révélé que les résidents ont une attitude globalement positive à l’égard de la mobilité aérienne dite avancée, qui fait référence à la fois aux drones et aux avions électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) – les plus gros cousins ​​des drones, généralement pilotés par des humains.

Malgré une connaissance limitée de ce mode de transport futuriste, les personnes interrogées apprécient le potentiel avancé de la mobilité aérienne pour la recherche et le sauvetage, la lutte contre les incendies, l’usage médical et d’autres services essentiels, selon l’enquête. Le degré de satisfaction concernant ces trois utilisations de la technologie dans les zones urbaines oscillait autour de 80 %. Les relevés, les inspections – des lignes électriques, par exemple – et l’expédition des marchandises ont également bénéficié d’un soutien massif. Seul le transport de personnes, plutôt que celui de choses, a obtenu un score inférieur à 50 pour cent.

« Si nous parlons d’urgences, cela va de soi. Nous allons sauver des vies et éteindre les incendies. Mais quand il s’agit de transport, c’est non », a déclaré un participant aux enquêteurs.

D’autres préoccupations concernant la sécurité, l’abordabilité, l’impact environnemental et la vie privée ont tempéré l’enthousiasme pour les véhicules aériens.

« Les perspectives concernant la mobilité aérienne avancée (AAM) au Canada sont un mélange complexe d’optimisme et d’inquiétude », indique le rapport.

« Des questions telles que les risques en matière de sécurité et de confidentialité associés à l’utilisation de drones, l’empreinte environnementale des opérations AAM et la préparation aux fonctions autonomes sont des préoccupations particulièrement importantes. »

Plus de la moitié des personnes interrogées avaient des réserves quant à la sécurité et aux accidents potentiels. Plus d’un tiers d’entre eux ont évoqué des menaces à la sécurité et des craintes concernant la vie privée. Et entre un quart et un tiers ont mis en avant les prix, les nuisances sonores et l’impact sur l’environnement.

L’« optimisme prudent » des personnes interrogées à l’égard des drones et des eVTOL souligne les avantages perçus, concluent les auteurs. « Mais cela envoie également un message clair sur la nécessité de s’attaquer aux problèmes de sécurité, environnementaux et sociaux. »

Au Canada, les drones sont déployés pour des tâches allant de la photographie aérienne aux missions de recherche et de sauvetage et à la détection des incendies de forêt.

Pendant ce temps, les taxis aériens, longtemps considérés comme le prochain pas de géant dans le transport de passagers sur de courtes distances, sont en train de devenir une réalité publique – même si le scepticisme persiste quant à leur capacité à modifier le comportement des navetteurs et leurs émissions.

Aux États-Unis, les taxis aériens électriques seront autorisés à prendre leur envol d’ici 2028, selon un calendrier réglementaire établi par la Federal Aviation Administration en juillet dernier. Certains constructeurs ont pour objectif 2025, comme Archer Aviation et Joby Aviation de la Silicon Valley.

Les machines tourbillonnantes promettent de transporter des personnes et des marchandises dans les zones urbaines et suburbaines encombrées et entre les villes voisines. Mais des obstacles subsistent en matière de technologie, de réglementation et d’investissement, le Canada étant à la traîne par rapport à certains de ses pairs en matière de politique. Et la question de savoir si les véhicules aériens pourront dépasser le cadre élégant des ultra-riches et les niches médicales et cargo à court terme reste en suspens.

La semaine dernière, Boeing Co. a promis 240 millions de dollars pour une grappe aérospatiale de la région de Montréal qui comprendra des recherches avancées sur la mobilité aérienne pertinentes pour sa filiale Whisk Aero, qui fabrique des taxis autonomes.

« L’expertise ici en matière d’autonomie est aussi bonne, sinon meilleure, que partout ailleurs dans le monde », a déclaré Brendan Nelson, président mondial de Boeing, dans une interview, ajoutant que la certification se profilait à l’horizon.

Malgré l’innovation continue au Canada, plus des trois quarts des répondants au sondage Léger n’avaient jamais entendu parler de mobilité aérienne avancée. La sensibilisation était plus élevée chez les Canadiens âgés de 18 à 34 ans, ceux possédant un diplôme universitaire, les hommes, les peuples autochtones et les personnes de couleur, selon le rapport.

Le document de 99 pages était basé sur deux études réalisées entre novembre et janvier, avec un échantillon de 2 717 participants ainsi que quatre groupes de discussion.