L’Ontario a détrôné la Saskatchewan au premier rang des juridictions canadiennes en matière d’investissement minier, se classant au deuxième rang mondial

L’Institut Fraser publie un classement annuel sur le potentiel minéral et la politique gouvernementale L’Ontario se classe au premier rang des juridictions canadiennes en matière d’investissement minier, se classant au deuxième rang mondial dans l’Enquête …

Agnico Eagle vise le démarrage d'une mine dans la région de Larder Lake en 2030

L’Institut Fraser publie un classement annuel sur le potentiel minéral et la politique gouvernementale

L’Ontario se classe au premier rang des juridictions canadiennes en matière d’investissement minier, se classant au deuxième rang mondial dans l’Enquête annuelle sur les sociétés minières publiée le 26 février par l’Institut Fraser, un groupe de réflexion indépendant et non partisan sur les politiques publiques canadiennes.

Le Nevada est le territoire le mieux classé au monde pour les investissements miniers dans l’enquête de cette année, passant de la deuxième place en 2024, suivi de l’Ontario à la deuxième place.

« L’enquête minière de l’Institut Fraser est le rapport le plus complet non seulement sur le potentiel minéral, mais également sur les politiques gouvernementales qui encouragent ou découragent les investissements miniers », a déclaré Elmira Aliakbari, directrice du Centre d’études sur les ressources naturelles de l’Institut Fraser et co-auteur de l’étude.

Le rapport de cette année classe 68 juridictions à travers le monde en fonction de leur attrait géologique (minéraux et métaux) et des politiques gouvernementales qui encouragent ou découragent l’exploration et l’investissement, y compris les délais d’obtention des permis.

En termes d’attractivité globale des investissements, la Saskatchewan (troisième) se classe parmi les dix premiers au monde pour la sixième fois en sept ans, l’Ontario étant en deuxième position à l’échelle mondiale. En termes de facteurs politiques uniquement, l’Alberta se classe parmi les trois premiers au monde, tandis que l’Ontario se classe au cinquième rang, Terre-Neuve-et-Labrador au septième rang et la Saskatchewan au huitième rang mondial.

Cependant, certaines juridictions canadiennes ne tirent pas parti de leur fort potentiel minier en raison de l’absence d’un environnement politique solide susceptible d’attirer les investissements. Par exemple, le Yukon et le Manitoba – au 11e rangème et 13ème pour le potentiel minéral – chute à 47ème et 39èmerespectivement, si l’on considère uniquement les facteurs politiques.

De même, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, malgré leur 17e placeème et 19ème en termes de potentiel minéral, chute à 43rd et 54èmerespectivement, lorsqu’ils sont classés en fonction des facteurs politiques, ce qui en fait — avec le Yukon — les juridictions canadiennes les moins performantes en termes de facteurs politiques.

De plus, la Colombie-Britannique continue d’afficher de piètres résultats sur le plan politique, en grande partie à cause des inquiétudes des investisseurs concernant les revendications territoriales contestées et les zones protégées.

Dans l’ensemble, l’incertitude entourant les zones protégées, les différends sur les revendications territoriales et la réglementation environnementale, ainsi que la duplication et les incohérences réglementaires, continuent d’entraver les investissements miniers dans diverses juridictions canadiennes.

« Un régime réglementaire solide et prévisible, associé à des politiques fiscales compétitives, contribue à rendre une juridiction attrayante aux yeux des investisseurs miniers », a déclaré Aliakbari.

« Les décideurs politiques de chaque province et territoire devraient comprendre que les gisements minéraux ne suffisent pas à eux seuls à attirer les investissements. »

L’Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche et d’enseignement sur les politiques publiques avec des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal et des liens avec un réseau mondial de groupes de réflexion dans 87 pays.