Neuf Premières Nations ont pétitionner la cour pour une injonction qui empêcherait les fédéraux de se dérouler des projets d’infrastructure
TORONTO – Neuf premières nations en Ontario demandent à un tribunal une injonction qui empêcherait les gouvernements fédéral et provinciaux d’avancer avec certains des aspects les plus controversés des lois récentes destinées à accélérer les projets d’infrastructure.
Les communautés autochtones disent dans la contestation juridique déposée à la Cour supérieure de justice de l’Ontario que la loi fédérale connue sous le nom de projet de loi C-5 et la loi de l’Ontario connue sous le nom de projet de loi 5 représentent tous deux un « danger clair et présent » pour les droits d’autodétermination des Premières Nations aux modes de vie sur leurs territoires.
Le projet de loi C-5 permet au Cabinet d’accorder rapidement les approbations fédérales pour les grands projets jugés dans l’intérêt national tels que les mines, les ports et les pipelines en contournant les lois existantes, tandis que le projet de loi de l’Ontario permet à son cabinet de suspendre les lois provinciales et municipales par la création de soi-disant « zones économiques spéciales ».
Les Premières nations demandent à la Cour une injonction interdisant au gouvernement fédéral de nommer des projets d’intérêt national et l’interdiction de l’Ontario de mettre en œuvre des zones économiques spéciales.
Ils disent que les lois sont inconstitutionnelles parce qu’elles violent le droit de la Charte à la vie, la liberté et la sécurité de la personne, ainsi que les droits d’égalité.
Les gouvernements fédéraux et en Ontario ont déclaré que leurs lois étaient des outils pour contrer les effets des tarifs du président américain Donald Trump en permettant au développement canadien, comme le développement des ressources naturelles, de se poursuivre plus rapidement.
Dans un communiqué de presse annonçant la contestation du tribunal, les chefs des Premières nations ont déclaré qu’ils n’étaient pas contre tout développement, mais il doit respecter leurs droits et impliquer une consultation indigène appropriée.
« Il ne s’agit pas d’une bataille entre le développement et non », a écrit le chef Todd Cornelius de Oneida Nation of the Tamise dans le communiqué.
«Il s’agit de faire des choses imprudemment (contre) faire les choses correctement.»
Le chef Sylvia Koostachin-Metatawabin de la Première Nation d’Attawapiskat a déclaré que leur mode de vie n’était pas « un pion dans un jeu politique ».
« Se précipiter tête baissée dans des projets majeurs sans connaître les coûts, signifie que les gouvernements jouent un jeu dangereux avec nos terres et nos avenir », a-t-elle écrit.
Ce rapport de la presse canadienne a été publié pour la première fois le 15 juillet 2025.
Allison Jones, la presse canadienne