Le gouvernement fédéral et l’Ontario signent un projet d’accord sur une approche unifiée proposée pour accélérer les évaluations environnementales
De grands changements sont à venir dans la manière dont le gouvernement fédéral et la province mèneront des évaluations environnementales sur les grands projets.
Fidèles au mantra du premier ministre Mark Carney et du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui souhaitent adopter une approche « un projet, un examen » lorsqu’il s’agit d’accélérer le traitement des grands projets dans le cadre du processus réglementaire, les deux ordres de gouvernement ont signé un projet d’accord de coopération qui établit les règles de base.
L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AECI) a déclaré qu’elle souhaitait que le public – en particulier les peuples autochtones – commente cette nouvelle orientation et le contenu du projet d’accord.
Le document guidera la manière dont Ottawa et Queen’s Park prévoient de travailler ensemble pour éliminer le dédoublement et rationaliser le processus d’évaluation au niveau de chaque projet.
Dans un communiqué de presse, l’IAAC soutient que les garanties environnementales et les droits des Autochtones seront respectés dans ce système d’évaluation unique. Les gouvernements promettent également de ne pas se marcher sur les pieds en matière de compétences.
Dans l’ébauche du document, les agences fédérales reconnaîtront et reporteront les projets relevant de la compétence provinciale aux évaluations environnementales et aux processus réglementaires provinciaux.
Selon l’IAAC, les commentaires reçus seront rendus publics et éclaireront l’accord de coopération final.
La période de commentaires a débuté le 24 novembre et se termine le 15 décembre.
Cette nouvelle approche constitue un changement marqué par rapport au ton plus environnementalement plus strict donné par Ottawa en 2019, lorsque le projet de loi C-69 — également connu sous le nom de Loi sur l’évaluation d’impact — a remplacé l’Agence canadienne d’évaluation environnementale par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada.
La législation controversée a été fortement critiquée par l’industrie et qualifiée par ses opposants de « loi contre les pipelines », qui ont soutenu qu’elle causait des retards inutiles et de l’incertitude pour les promoteurs de projets.
Pour des provinces comme l’Alberta et l’Ontario, les analystes politiques et la Cour suprême du Canada, la loi représentait un excès inutile du gouvernement fédéral dans des domaines de responsabilité qui relèvent de la compétence provinciale, selon la Constitution.
Aujourd’hui, pour aider à accélérer les grands projets, considérés comme du type « d’édification de la nation », le gouvernement Carney a créé le Bureau des grands projets pour identifier les projets sûrs de réussir et accélérer leur développement sous un ensemble unique de conditions.
Ils promettent de maintenir les délais du processus d’approbation à moins de deux ans grâce à un partenariat avec les provinces et les territoires, les peuples autochtones et les investisseurs privés.