Un nouveau rapport indique qu’une culture du silence régnait dans un centre de détention de Montréal où des employées sont accusées d’avoir abusé sexuellement de détenus, et au moins une employée est tombée enceinte.
Le document rendu public aujourd’hui sur le Centre de réadaptation de la Cité-des-Prairies est le résultat d’une enquête sur cet établissement ordonnée par le gouvernement du Québec à la suite d’un reportage de La Presse en octobre.
Après la publication du rapport, les autorités de protection de la jeunesse ont déclaré aux journalistes que quatre employés impliqués dans les allégations sexuelles avaient été licenciés et que deux managers étaient suspendus sans salaire.
Au moins une employée serait tombée enceinte à la suite d’une relation sexuelle avec une détenue du centre, qui héberge certains des jeunes hommes les plus en difficulté du système de protection de la jeunesse du Québec, dont la plupart ont commis des crimes, dont des meurtres.
De gauche à droite : Valérie Jacob, directrice des ressources humaines par intérim au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Assunta Gallo, directrice de la protection de la jeunesse au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de -Montréal, et Jason Champagne, directeur du programme jeunesse du CIUSSS, prennent la parole lors d’une conférence de presse à Montréal, le mardi 17 décembre 2024. (Olivia O’Malley/CTV News)
Plusieurs autres employés sont toujours suspendus et la police de Montréal mène une enquête criminelle après que La Presse a révélé des allégations d’abus sexuels et d’inconduite.
Assunta Gallo, responsable de la protection de la jeunesse à la régie de la santé du centre-sud de Montréal, affirme que les employés avaient peur des représailles s’ils signalaient des situations inappropriées.
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