Des salles de bal valant des milliards de dollars à la crise des sans-abris en passant par les conduites d’eau de Montpellier, le monde est brisé. John Stomberg est obsédé par l’idée de le réparer. L’historien de l’art et universitaire de longue date est directeur du Hood Museum du Dartmouth College depuis 10 ans. Aujourd’hui à la retraite de cette brillante carrière, Stomberg développe sa propre pratique artistique. Dans « World Repair », une exposition personnelle de peintures à la galerie AVA et au centre d’art de Lebanon, NH, il rassemble naturellement la philosophie juive, les techniques céramiques japonaises et Pink Floyd. Il explore le concept de tikkoun olam – les actions nécessaires pour réparer le monde – avec des lignes dorées qui réparent les zones de couleur disparates. C’est un clin d’œil à kintsugila technique japonaise de réparation des poteries cassées avec le métal fondu. En référence aux paroles de la chanson floydienne « Eh bien, vous avez usé votre accueil avec une précision aléatoire », ses formes géométriques et pointues oscillent entre chaos et exactitude. Même si nous sommes sûrs que Stomberg sera toujours le bienvenu dans la Haute Vallée, nous lui souhaitons bonne chance dans son prochain chapitre. Brille, espèce de diamant fou. ➆
« World Repair : Peintures récentes de John Stomberg » À voir du 18 juin au 15 août à la galerie et centre d’art AVA au Liban, réception NH, le jeudi 18 juin, de 17 h à 19 h ; conférence d’artiste, vendredi 10 juillet, 17h30-18h30