Si la brièveté est l’âme de l’esprit, alors aucune forme poétique n’est plus spirituelle que le haïku. (Désolé, limericks.) Le vers japonais traditionnel est un exercice d’économie rhétorique, composé de trois vers de cinq, sept et cinq syllabes. Pourtant, comme le Weybridge Haiku Contest l’a démontré année après année, les haïkus peuvent être amusants, instructifs ou profonds, malgré leur concision et leurs paramètres rigides – ou peut-être parce que d’eux.
La semaine dernière, les juges ont annoncé les gagnants du huitième concours annuel fondé par la poète et romancière de Weybridge Julia Alvarez. Soixante-quatorze écrivains âgés d’Ivy Ross, 9 ans, à John Burbank, 91 ans, ont soumis 288 haïkus. Ces 4 896 syllabes constituent un large éventail de réflexions sur l’état incertain du monde. Les juges ont sélectionné 40 poèmes représentatifs de l’une des douzaines de catégories « Best of », notamment Most Hopeful, Life in Our Time, Connections, Nature: Vermont in Winters et Getting Older.
Quant à la raison pour laquelle les haïkus suscitent une telle réponse, David Weinstock de Middlebury le résume dans son article gagnant :
Parfois de petits poèmes
c’est tout ce pour quoi nous avons des oreilles
ou estomac, ou coeur
Poursuivez votre lecture pour découvrir une sélection d’autres haïkus gagnants :
À propos de la nature :
On tourne de gauche à droite
En attendant les saisons à venir
Nous sommes beaux
Ivy Ross, Cornouailles
La vie à notre époque :
Qui a laissé une trace ?
Cerf, oposum, lynx roux, lapin
Danser sur la neige
Fran Putnam, Weybridge
Relations:
Dans mes rêves, quand je suis
Près de toi – sans le savoir –
Tout mon corps chante !
Gale Hurd, Weybridge
Nature : Vermont en automne :
Jour d’automne en flanelle à carreaux
La lumière du soleil tache à travers les feuilles
Je sais que je suis à la maison
John Vann, Weybridge
Nature : le Vermont en hiver :
Ne va pas patiner
Sur la glace mortelle de l’allée
Grand pas et dandinement
Doug Wilhelm, Weybridge
La vie à notre époque :
Assez difficile à trouver
Intelligence réelle
Tout d’abord, je dis les choses
Andrew Fersch, Rochester
À propos des haïkus :
Écrire un haïku
Plus difficile que la plupart des gens ne le pensent
Une bonne fin apporte de la joie
John Burbank, Bristol