De nouvelles données du Bureau d’assurance du Canada (BAC) montrent que même si les réclamations pour vol de voiture ont diminué au premier semestre 2024 par rapport à leur sommet de 2023, les taux de vols signalés restent bien supérieurs à ceux des années précédentes.
Publiées mercredi dernier, les données d’IBC ont recensé 17 647 réclamations pour vol de voiture au premier semestre 2024, contre 21 907 pour la même période l’an dernier.
La baisse de 19 pour cent représente un renversement des tendances des dernières années, du moins à court terme. Au cours de la décennie précédant le pic de 2023, les demandes d’indemnisation ont augmenté de près de 200 pour cent, contre 7 406 en 2014.
Ensemble, les réclamations pour vol de voiture ont coûté un total d’environ 545 millions de dollars au cours du premier semestre, contre près de 765 millions de dollars pour la même période l’année dernière. Selon le BAC, le total général de 2023 a atteint pour la première fois 1,5 milliard de dollars.
Liam McGuinty, vice-président de la stratégie du BAC, affirme que même si des progrès ont été réalisés dans la lutte contre le vol, « il reste encore beaucoup à faire ».
« Les taux de vols de voitures au Canada ont grimpé en flèche au cours des 10 dernières années, exerçant une pression sur les primes d’assurance des conducteurs, compromettant la sécurité publique et causant des inquiétudes et des traumatismes aux Canadiens », a déclaré McGuinty dans un communiqué.
« Le problème reste bien au-dessus des tendances historiques. »
Les tendances varient selon la province
À court et à long terme, les tendances en matière de vols de voitures signalés varient d’un bout à l’autre du pays.
Parmi les données disponibles, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont affiché la croissance des réclamations la plus prononcée depuis 2014, augmentant respectivement de 291 pour cent, 203 pour cent et 87 pour cent depuis cette année.
Le Québec et l’Alberta affichent une croissance plus lente, quoique toujours significative, avec des augmentations de 36 pour cent et 48 pour cent, respectivement, depuis 2014.
Depuis l’année dernière, la croissance des demandes s’est poursuivie en Nouvelle-Écosse (27 pour cent) et au Nouveau-Brunswick (14 pour cent), est restée stable en Alberta (croissance de 0,7 pour cent) et s’est inversée en Ontario et au Québec (diminution de 16 pour cent et 41 pour cent, respectivement).
Selon la déclaration du BAC, ces tendances pourraient refléter un changement d’orientation des auteurs, peut-être en réponse à l’allocation accrue de ressources entre les forces de l’ordre de l’Ontario et du Québec pour lutter contre ce type de crime ; ce que le bureau appelle « la nature opportuniste des voleurs de voitures ».
« La lutte contre le vol de voitures nécessite une approche pansociétale », a déclaré McGuinty. « Ce n’est pas le moment de lever collectivement le pied de l’accélérateur dans ce combat. »