Les travaux se sont poursuivis vendredi pour nettoyer le deuxième déversement de pétrole en deux semaines dans le fleuve Saint-Laurent, au large de l’est de Montréal.
Le ministère de l’Environnement du Québec a confirmé que les deux déversements survenus dans le secteur de Pointe-aux-Trembles étaient liés à de l’huile à moteur qui s’est déversée dans la rivière à partir d’un égout pluvial de la ville. Les autorités travaillent avec la Ville de Montréal pour déterminer comment l’huile s’est retrouvée dans les égouts.
La dernière marée noire a été découverte jeudi près d’une marina, après de fortes pluies la nuit précédente. La Garde côtière canadienne a déployé des barrages flottants pour contenir la marée noire et un camion aspirateur pour récupérer l’eau contaminée. Elle a également envoyé un drone et un hélicoptère pour évaluer la marée noire d’en haut.
Jeudi après-midi, la garde côtière a transféré la responsabilité du nettoyage au gouvernement provincial après qu’il a été confirmé que la contamination provenait d’une source terrestre.
Au moins une mouette blessée et couverte de pétrole a été transportée jeudi dans un centre de conservation de la faune. Deux responsables d’Urgence-Environnement, le service provincial d’urgence environnementale, étaient sur place vendredi.
Le premier déversement avait été signalé le 11 juillet à un endroit similaire dans la rivière, au large de Pointe-aux-Trembles. Au total, 19 000 litres d’eau mélangés à environ 1 000 litres de pétrole avaient été pompés de la rivière après ce premier déversement, mais les autorités n’avaient pas réussi à en déterminer la source à ce moment-là.
Le nettoyage a pris fin le 19 juillet, moins d’une semaine avant la découverte du deuxième déversement.
Un porte-parole du gouvernement a déclaré que les deux déversements impliquaient de l’huile moteur « ayant le même profil » et que les travaux se poursuivent pour trouver la source de la contamination.
L’accès à la marina est limité aux propriétaires de bateaux, qui ne pourront repartir avec leurs embarcations qu’une fois celles-ci nettoyées.
Le gouvernement affirme qu’aucune prise d’eau n’est menacée par les déversements et qu’aucun avis de non-consommation de l’eau n’a été émis.